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Dixième volume.
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talie, la réunir sous un seul chef et marcher en-suite à la tète de cent mille hommes sur Vienne,par les Alpes juliennes dont la victoire lui avaitdéjà montré la route en 1797- Ce n’était pastout: de nombreux émissaires, répandus dans laPologne et la Hongrie, devaient y fomenter destroubles , y parler de liberté et d’indépendancepour inquiéter la Russie et l’Autriche , et il fautconvenir que c’eût été un grand et singulierspectacle que de voir Napoléon donnant la li-berté à l’Europe pour se consoler de n’avoir pul'asservir.

Au moyen de ces manoeuvres hardies et decette vaste combinaison, Napoléon avait calculéqu’il pourrait prendre, sur les alliés, l’initiativedes opérations militaires; pour moi, je n’ai ja-mais vu son génie mieux développé que danscette vaste conception, qui n’était pas née enun jour. D’après son plan , il étendait ses opé-rations 6ur une ligne de cinq cents lieues, d’Os-tende à Vienne, par les Alpes et l’Italie; se pro-curait d’immenses ressources en tout genre; em-pêchait l’empereur d’Autriche, non seulement detaire marcher ses troupes contre la France, maisle forçait probablement à faire cesser une guerredont les provinces héréditaires auraient fait tousles frais. Telles étaient les riantes perspoevites