256
i
demi-heure à me caser d'une manière un peu Maj(
convenable dans le laubourg, et ce ne fut qu’à de 1
grand’peine que je trouvai un misérable logement m'a;
que je fus cependant heureux d'avoir, mais que lieuje quittai le lendemain matin, avec encore plus et ti
de plaisir. me
J’entrai donc le vingt-deux dans la ville de Ei
Lille où Louis XVIII arriva le vingt trois. Le chez
roi, je dois le dire, pour me consoler de ma men
mésaventure de la veille, ne fut guère plus heu- vais
reux que moi. Sa Majesté trouva aussi les por- 6 n <tes fermées; le duc d'Orléans qui commandait, p r éi
était occupé à passer une revue, quand Louis m ’ii]
XVIII arriva, il s’écoula même plus d’une heure X cavant que l’on pût avoir l’ordre de faire ouvrir èvèi
les portes. Le roi fut parfaitement reçu à Lille: sa
cependant il s’y manifestait déjà quelques symp- eS p,
tomes de défection , et il faut convenir que les Ber
militaires de l’ancienne armée avaient été si sin- le r
gulièrement sacrifiés aux prétentions d’avance- Lor
ment de vieux serviteurs nouveau venus, qu’il m 'é
me parut tout simple de les voir, eux, saluer p r ;,
le retour de l’homme qui les avait tant de ce
fois conduits à la victoire. J’étais descendu à d’a]
l’hôtel de Gand , ce qui, vraiment, n’était pas rop
de ma part un pronostic sur la prochaine ré- rais
«idfnce du roi. Dès que je vis le cortège de Sa de