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Dixième volume.
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Comme on peut le penser, ce fut encore mabelle sœur qui alla la recevoir dans le jardin,sans lumière , et par un froid très rigoureux.Cette dame n’avait pas voulu , dans la crainted'être vue , entrer dans les appartemens ; elleétait accompagnée d’une autre dame, amie deson frère, qui avait été la -nuit précédente àFontainebleau voir Bonaparte, et qui avait-char-gé sa sœur de me dire de rester à Paris, degarder la préfecture de police, et d'être sur d'unpardon complet et d'un entier oubli.

Rien na fut plus triste, m’écrivait on, que l'en-trée de Bonaparte à Paris : elle eut lieu à lanuit close , par un brouillard épais. Les ruesétaient désertes et on lisait l'expression d'unevague terreur sur la plupart des physionomies.Le drapeau blanc arraché le matin des Tuileries,y avait été remplacé par le drapeau tricolore,mais il_ flottait encore sur la plupart des monu-mens de Paris, et pendant la journée on avaitvu un grand nombre de militaires portant en»core la cocarde blanche. Le soir, personne surle passage de Napoléon, si ce n'est aux appro-ches des Tuileries et dans le vestibule du pavil-lon de Flore, où l'attendaient ses fidèles, qui lesuivirent dans ses appartemens. On entenditquelques cris de vive l'empereur , sur la place