« Si on calcule la prime moyenne à i */s % 0 , même en ad-« mettant, contre toute probabilité : , que le système d’assurance« actuel ne soit pas changé, nous pouvons encore espérer, dans« notre propre patrie, un chiffre annuel de primes de fr. 600,000.
« Mais la position s’améliorerait singulièrement, si nous ad-« mettons que les cantons qui ont encore l’assurance mutuelle« obligatoire deviendront peu à peu, soit par un moyen, soit par« un autre, un terrain fertile pour notre institution. Dans ce« cas, le chiffre des primes serait au moins doublé et atteindraitfr. 1,600,000, etc. »
(Gegenseitigkeit oder Spéculation, 2 mo édition, p. 4 et 5.)
Notre canton ne pouvait échapper à cette agitation conta-gieuse; aussi n’a-t-elle pas tardé à se manifester sous forme d’ar-ticles de journaux et de pétitions au Grand-Conseil, réclamantla liberté d’assurance.
Mais si l’assurance mutuelle est vigoureusement attaquée, elleest aussi énergiquement défendue. C’est le désir de la conserveren la modifiant qui a inspiré à ses partisans les tentatives déjàfaites, soit pour la formation d’un concordat, soit pour l’organi-sation d’un système de réassurance. Malheureusement aucunede ces tentatives n'a réussi jusqu’ici, et l’opinion publique seprononce de plus en plus pour la mesure qui paraît seule de-voir nous rendre la sécurité c’est-à-dire pour la suppression denotre système d’assurance.
Cependant, avant de prendre une décision aussi grave et dontil ne se dissimule pas les inconvénients, le Grand-Conseil avoulu provoquer sur cette question une discussion approfondie,et il l’a mise au concours.
1° Quels sont les avantages et les inconvénients des deux sys-tèmes à'assurance contre l’incendie, savoir : l’assurance faculta-tive avec les compagnies à primes fixes, et l’assurance mutuelleobligatoire ?
2° Quel est de ces deux systèmes celui qui serait préférablepour le canton de Neuchâtel?