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TESTIMONIA ET JUDICIA
de dix-neus ans , il épousa Ia veuve d’un musicien : elle s’ap-pelait Claudia , et il vante, dans plusieurs de ses ouvrages,son esprit et ses vertus. Claudia avait une fille à laquelle Staces’attacha comme si elle avait été son propre enfant. Dégoûté ,comme il le dit, du luxe des Romains, il se retira, une annéeavant sa mort, dans une petite campagne près de Naples,que l’empereur lui avait peut-être donnée, et il y mourutfort jeune, en q6.
Stace plut à Rome par la grande facilité que la nature luiavait donnée pour improviser des vers sur toutes sortes desujets. II réunit ces poèmes dans un recueil qu’il intitulaSilvœ ou Mélanges, et qu’on cite ordinairement sous lenom de Silves ; il est divisé en cinq livres , et renfermetrenle-deux petits poèmes, dont la plupart sont écrits enhexamètres. Chaque livre est précédé d’une préface en prose,et dédié à un des amis du poète. Dans la préface du premierlivre, Stace dit que ces poésies ont été composées à la hâte ;qu’aucune d'entre elles ne l’a occupé plus de deux jours, etquelques-unes sont l'ouvrage d’un seul jour. Ces morceauxtraitent de divers sujets, selon l’occasion qui leur donnanaissance. On y trouve un compliment adressé à Domitien,à l’époque de l’érection de sa statue équestre; un épithalame;la description d’une campagne appartenant à un de ses amis ;celle d’un bain; une ode pour le jour de la naissance de Lu-cain ; une complainte sur la mort d’un homme de bien ; desremercîmens adressés â Domitien , pour l’avoir admis â satable, etc.
Stace a laissé un poème épique, la Théháide, en douzelivres, et le commencement d’une Achilleide , que sa mortprécoce ne lui permit pas d’achever.
La Thébaïde, adressée à Domitien, est comme les Pu-niques de Silius . les Argonautiqucs de Valerius Flaccus ,