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Dec. nas. effet, et d’une équité bienveillante. 11 y avait dans les poilsde France, beaucoup de bâtiments danois arrêtés sous le Di-rectoire , par suite de représailles à l’égard des neutres. Onleur reprochait de ne pas faire respecter en eux les droits dela neutralité maritime, de se laisser visiter par les Anglais,et de permettre que les propriétés françaises dont ils étaientporteurs, fussent saisies sur leur bord. Le Directoire avaitdéclaré qu’on leur ferait subir exactement les mêmes violen-ces qu’ils souffriraient de la part des Anglais, pour les obligerà défendre avec plus d’énergie les principes du droit desgens, en vertu desquels ils naviguaient. C’eût été justice as-surément, si, ayant la force de se faire respecter, ils n’avaientpas voulu l’employer; mais les malheureux faisaient connueils pouvaient, et il était dur de les punir de la violence desuns par la violence des autres. En conséquence de ce sy-stème, on avait arrêté beaucoup de leurs navires marchands.Le général Bonaparte les fit relâcher tous, en signe d’une po-litique plus équitable et plus modérée.

Succès Duroc, envoyé à Berlin, y arriva promptement, et fut pré-

la mission de , __ ~ , x ,

Duroc. sente par M. Otto, qui s y trouvait encore. D’apres les réglésrigoureuses de l’étiquette, Duroc, simple aide-de-camp, nepouvait être mis en rapport direct avec la cour. Toutes cesrègles furent mises de côté pour un officier attaché à la per-sonne du général Bonaparte. Il fut reçu parle roi, par lareine, et invité sans cesse à Potsdam. La curiosité avait au-tant de part que la politique à cet empressement, car lagloire, outre son éclat, a aussi ses avantages matériels dansles affaires. Voir, entendre l’aide-de-camp Duroc, c’était pourainsi dire approcher, quoique de loin, l’homme extraordinairequi occupait le monde. Duroc avait assisté aux batailles desPyramides, du Mont-Thabor, d’Aboukir. On lui adressa millequestions, et il y répondit sans exagération, avec mesure etsimplicité. Il parut doux, poli, modeste, profondément sou-mis à son général, et donna l’idée la plus avantageuse de la