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LIVRE II.
Janv. 1800. été, offre le premier de déposer les armes? Vous dites quel’on ne peut pas traiter avec le gouvernement français; maisvous-mêmes avez envoyé lord Malmesbury à Lille, pour trai-ter avec le Directoire. La Prusse, l’Espagne, ont traité avecla République française, et n’ont pas eu à s’en plaindre. Vousparlez des crimes de ce gouvernement; mais votre alliée, lacour de Naples, en commet qui sont plus atroces que ceux dela Convention, car elle n’a pas l’excuse des entraînements po-pulaires. Vous parlez d’ambition; mais la Russie, la Prusse etl’Autriche ont partagé la Pologne; mais l’Autriche vient dereconquérir l’Italie, sans rendre leurs États aux princes quela France avait dépossédés ; vous-mêmes, vous vous emparezde l’Inde, d’une partie des colonies espagnoles, et de tou-tes les colonies hollandaises. Qui osera se dire plus désin-téressé qu’un autre, dans cette lutte de colère et d’avidité, en-gagée entre tous les États? Ou vous ne traiterez jamais avecla République française, ou vous ne trouverez jamais un mo-ment plus favorable que celui-ci, car un homme puissant etobéi vient de se saisir du pouvoir, et semble disposé à l’exer-cer avec justice et modération. Est-il bien digne du gouver-nement anglais, de couvrir d’outrages un personnage illustre,chef xle l’une des premières nations du monde, et qui est dumoins un grand capitaine, quels que soient les vices ou lesvertus que le temps pourra plus tard faire éclater en lui? Amoins de dire qu’on veut épuiser la Grande-Bretagne-, sonsang, ses trésors, toutes ses ressources les plus précieuses,pour le rétablissement de la maison de Bourbon, on ne peutpas donner une bonne raison du refus de traiter aujourd’hui. —
Motion de m. de II n’y avait rien à répondre à une argumentation aussi près-
Tierney contre
la maison santé et aussi vraie. M. Tiernev, profitant de la faute qu’avaitcommise le ministère anglais, en parlant dans ses notes durétablissement de la maison de Bourbon, fit une propositionspéciale contre cotte maison. 11 proposa d’émettre un vœuformel, celui de séparer la cause de l'Angleterre de la cause