ADMINISTRATION INTÉRIEURE.
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et ceux-ci au contraire qu’il fallait y mettre fin. Ces repré- j»nv. îæo.sentants d’un intérêt plus anglais que royaliste disaient quele gouvernement des consuls allait périr, comme les autresgouvernements révolutionnaires, après quelques jours d’ap-parence trompeuse, qu’il allait périr par le désordre des finan-ces et de l’administration ; que les armées russes et anglaisesdevaient envoyer un détachement en Vendée, pour tendre lamain aux royalistes français, qu’il ne fallait plus à ceux-ci quequelques jours de patience, pour recueillir le fruit de huitans d’efforts et de combats, et qu’en persistant ils auraientprobablement l’honneur de conduire à Paris les Bourbonsvictorieux. Les insurgés, qui n’allaient pas habituellement seréfugier à Londres, et y vivre de l’argent anglais, qui re-staient sur les lieux avec leurs paysans, qui voyaient leursterres ravagées, leurs maisons incendiées, leurs femmes etleurs enfants exposés à la faim et à la mort, ceux-là disaientque le général Bonaparte n’avait jamais échoué dans ce qu’ilavait entrepris ; qu’à Paris, au lieu de croire que tout tombaiten dissolution, on croyait au contraire que tout se réorgani-sait sous la main heureuse du nouveau chef de la République;que cette République, qu’on disait épuisée, venait de leur en-voyer une armée de 60 mille hommes; que ces Russes et cesAnglais tant vantés venaient de poser les armes devant unemoitié de cette même armée; que c’était chose facile de faireà Londres de beaux projets, de parler de dévouement, deconstance, quand on était loin des lieux, des événements, etde leurs conséquences; qu’il fallait à cet égard ménager sesdiscours, en présence de gens qui, depuis huit années, en-duraient seuls les maux de la plus affreuse guerre civile.
Parmi ces royalistes épuisés, on allait jusqu’à insinuer que legénéral Bonaparte, dans son entrainement vers le bien, aprèsavoir rétabli la paix, fait cesser la persécution, relevé lesautels, relèverait peut-être aussi le trône; et on répétait lesfables qui n’étaient plus admises chez les principaux roya-