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[Vol. 1.]
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Avril 16 WI. Gènes, en se faisant jour, et en ramenant devant eux 4 milleprisonniers. Le général Suchet avait essayé de son côté derejoindre son général en chef; mais il n’avait pu percer lamasse énorme de l’armée autrichienne,iieutrt'e Les Génois furent transportés d’admiration à la vue du

tle ;\!asse'na .

dans (Jcnes. général français, rentrant pour la seconde fois dans leur ville,précédé par des colonnes de prisonniers. Son ascendant était. devenu tout-puissant. L’armée et la population lui obéissaientavec la plus parfaite soumission.

Masséna devait, dès ce moment, se considérer comme défi-nitivement renfermé dans Gènes. Mais il n’entendait pas s’ylaisser serrer de trop près. Son projet était de tenir l’ennemitoujours éloigné des murs, de l’épuiser dans des combats con-tinuels , de l’occuper tellement qu’il ne pût ni forcer le Var,ni retourner en Lombardie, ni s’opposer à la marche projetéedu Premier Consul à travers les Alpes.

Kuuf raies* P e ‘ ne rentré, le 18 avril (28 germinal), il s’occupa dela police intérieure, et de l’approvisionnement de la place.Craignant les trahisons que pouvaient pratiquer les noblesgénois, il prit ses précautions contre toute surprise de leurpart. La garde nationale, composée des patriotes liguriens,soutenue par une force française, qui campait sur la princi-pale place de la ville, ayant la mèche de ses canons allumée,la garde nationale devait se réunir dès que la générale seraitbattue. A ce signal, les habitants qui n’en faisaient point par-tie, avaient ordre de se retirer dans leurs maisons. La troupearmée était seule autorisée à circuler dans les rues. En tempsordinaire, les habitants devaient être rentrés dans leurs de-meures à dix heures du soir, et ne pouvaient jamais se per-mettre aucun rassemblement.

Masséna avait fait recueillir les blés existants dans Gènes,offrant de les payer, et les payant en effet, quand on les ap-itudiorciic des portait de bonne volonté ; s’en emparant, au moyen de visites

vivres existants

dan* cènes, domiciliaires, quand on refusait de les livrer. Après s’être