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l.lYRE 111.
Avril i» rêt-Noire, en suivant la vallée de la Kinzig. Au même instant,Saint-Cyr déboucha de Yieux-Brisach, et s’avança jusqu’à Fri-bourg, poussant brusquement les détachements ennemis de-vant lui, mais observant, comme Sainte-Suzanne, la précau-tion de ne pas s’engager trop avant. Il trouva quelque diffi-culté .devant Fribourg. I.es Autrichiens avaient retranchéles hauteurs qui environnent cette ville, et avaient placé der-rière les retranchements des troupes de paysans, levés dansles montagnes de la Souabe, sous prétexte de défendre leurschaumières contre les ravages des Français. Tout cela nepouvait tenir. Fribourg fut occupé en un clin d’œil. Quel-ques-uns de ces malheureux paysans furent sabrés, et on nerevit plus les autres du reste de la campagne. Saint-Cvr seplaça de manière à faire supposer qu’il voulait s’engager dansle Yal-d'Enfer.
La réserve déboucha ce même jour par le pont de Bâle,sans trouver d’obstacle, et porta une division, celle de Riche-panse, vers Schliengen et Kandern, pour tendre la main aucorps de Saint-Cvr, qui allait remonter le llbin sous deuxjours.
Pendant toute la journée du 26 avril (6 floréal) Sainte-Su-zanne resta en position en avant de Strasbourg, Saint-Cyr enavant de Brisaeh. La réserve, qui avait débouché de Bàle,acheva de se déployer, attendant le mouvement des deuxcorps, destinés à remonter le Rhin jusqu’à sa hauteur. Mo-reau quitta Strasbourg de sa personne, pour se rendre à sonquartier-général, qui était placé au milieu de la réserve.
La journée du 27 fut encore employée à tromper l’ennemisur la direction de nos colonnes. Les Autrichiens devaientcroire à un mouvement décidé par la Kinzig et le Yal-d’Enfer.Ces deux défilés sont, en effet, la route la plus directe pourune armée qui du Rhin veut se porter sur le Danube, car ilss’ouvrent à quoique distance l’un de l’autre, courent dans lamême direction, et viennent se réunir enfin pntre Donau-