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d’un abord assez difficile. Les Autrichiens occupaient ces Mai isuu.hauteurs avec leur infanterie. Ils avaient leur cavalerie dansla plaine d’Engen. 11 fallait que Moreau leur enlevât d’abordces hauteurs, puis qu’il descendit dans la plaine pour y cul-buter la cavalerie impériale. 11 marchait lui - môme à la têtedes divisions Delmas et Bastoul, et de la moitié de la divi-sion Lorges. 11 avait dirigé sur sa gauche, par la route ditede Blumenfeld, la division llichepanse. Celle-ci, en s’en-gageant dans une suite de vallons, devait tourner les posi-tions de l’ennemi par des accès moins défendus; et tous en-semble, s’ils réussissaient, devaient ensuite descendre enmasse sur Engen.
Lorges, qui avait devancé un peu les troupes de la réserve,trouva un gros d’ennemis près de Waterdingen, et avant d’at-taquer il attendit la division Delmas, qui arriva bientôt. Uschargèrent alors tous ensemble, et délogèrent les Autrichiens.Parvenus à ce point, ils avaient à gravir les hauteurs qui en-tourent Engen; et, pour cela, il fallait qu’ils franchissent desplateaux assez escarpés, dominés à droite par une positiondite le Maulberg, à gauche par un pic très-élevé, connu sousle nom de pic de Hohenhewen. Lorges fut chargé d’attaquerle Maulberg. Après une légère canonnade, il marcha en avant.L’ennemi céda. Alors Delmas prenant à gauche se dirigea surun bois qui entourait le pic de Hohenhewen, et qui était oc-cupé par huit bataillons d’infanterie ennemie. Deux bataillonsde la 46 ,! s’avancèrent sur ce bois sans tirer, tandis que legénéral Grandjean et l'adjudant-général Cohorn le tournaientavec un détachement. Les deux bataillons de la 46 e avaientà peine essuyé une décharge qu’ils fondirent sur l’ennemi labaïonnette baissée. Les huit bataillons autrichiens, se voyantsi franchement attaqués de front, et tournés sur leur droite,abandonnèrent le bois. Nos troupes, ayant conquis les prin-cipales positions qui défendaient les abords de la vallée d’En-gen, n’avaient plus qu’à descendre dans cette vallée, traver-