LIVRE QUATRIÈME.
MARENGO.
Le Premier Consul attend avec impatience les nouvelles d’Allemagne. — Cesnouvelles arrivées et annonçant des succès, il se décide à partir pour l’Italie.
— Détresse de la garnison de Gènes portée au comble. — Constance deMasséna. — Le Premier Consul se lidte de venir à son secours, en exécu-tant le projet de passer les grandes Alpes. —• Départ du Premier Consul, safeinte apparition à Dijon, son arrivée à Martigny, dans le Valais. — Choixdu Saint-Bernard pour franchir la grande chaîne. — Moyens imaginés pourtransporter l'artillerie, les munitions, les vivres et tout le matériel. —Com-mencement du passage. — Difficultés inouïes surmontées par le dévouementdes troupes. — Obstacle imprévu du fort de Bard. — Surprise et douleurde l'armée à la vue de ce fort, jugé d'abord imprenable. — L’infanterie et lacavalerie font un détour, et évitent l’obstacle. — L’artillerie, traînée àbras, passe sous le feu du fort. — Prise d’Ivrée, et déploiement de l’arméedans les plaines dn Piémont, avant que les Autrichiens se soient doutés deson existence et de sa marche. — Passage simultané du Saint-Gothard parle détachement formé des troupes d’Allemagne. — Plan du général Bona-parte une fois descendu en Lombardie. — Il se décide à se rendre à Milanpour rallier les troupes venues d’Allemagne, et envelopper ensuite M. deMêlas. — Longues illusions de M. de Mêlas détruites tout à coup. — Dou-leur de ce vieux général.— Ses ordres incertains d'abord, puis positifs,d'évacuer les bords du Var et les environs de Gênes. — Dernières extrémi-tés de Masséna.— L’impuissance absolue de nourrir les soldats et le peuplede Gênes, l'a réduit à se rendre. — Belle capitulation. — Gênes prise, lesAutrichiens se concentrent en Piémont.— Importance de la route d’Alexan-drie à Plaisance.— Empressement des deux armées à occuper Plaisance.—Les Français y arrivent les premiers. — Position de laStradella, choisiepar le Premier Consul pour envelopper M. de Mêlas. — Attente de quelquesjours dans cette position. — Croyant que les Autrichiens lui ont échappé, lePremier Consul va leschercher, et les rencontre à l’improviste dans la plainede Marengo. — Bataille de Marengo, perdue et regagnée — Heureuse in-spiration de Desaix et sa mort. — Regrets du Premier Consul.— Désespoirdes Autrichiens, et convention d’Alexandrie, par laquelle ils livrent l'Italieet tontes ses places à l’armée française. — Quelques jours employés à Milan,par le Premier Consul, à régler les affaires d’Italie. — Conclave à Venise,et promotion de Pie VII à la papauté. — Retour du Premier Consul à Paris.
— Enthousiasme excité par sa présence. — Suite des opérations sur le
Danube-Passage de ce fleuve au-dessous d’Ulm. — Victoire d’Hochstedt.
— Moreau conquiert toute la Bavière jusqu’à l’Inn. — Armistice en Alle-magne comme en Italie. — Commencement des négociations de paix. —Arrivée à Paris de M. de Saint-Julien, envoyé par l’empereur d’Allemagne.
— Fête du 14 juillet aux Invalides.
Le Premier Consul n’attendait que les succès de l’armée duRhin pour descendre dans les plaines de l’Italie; car il ne