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LIVRE IV.
Juin 1800. l’armée; fît partir lui-môme la garde consulaire, en calculantles étapes de manière qu’elle pût arriver à Paris pour la fêtedu 14 juillet, laquelle, d’après ses intentions, devait être cé-lébrée avec une grande pompe. Il prit soin, à Milan môme, derégler les détails de cette fôte. 11 est nécessaire, écrivait-il,de s’étudier à rendre brillante la solennité du 14 juillet, etd’avoir soin qu’elle ne singe pas les réjouissances qui ont eulieu jusqu’à ce jour. Les courses de chars pouvaient êtretrès-bonnes en Grèce, où l’on se battait sur des chars.Cela ne signifie pas grand’ chose chez nous. (Milan, 22 juin.— Dépôt de la Secrétairerie d’État.) 11 défendit qu’on lui éle-vât des arcs de triomphe, en disant qu’il ne voulait d’autrearc de triomphe que la satisfaction publique.
Si le Premier Consul, malgré tout ce qui le rappelait à Paris,avait séjourné une dizaine de jours à Milan, c’était pour sebien assurer de la fidèle exécution de la convention d’Alexan-drie. Il se défiait de la bonne foi autrichienne, et crut mêmes’apercevoir de quelques retards dans la remise de certainesplaces. Il gourmanda aussitôt la faiblesse de Berthier, et or-donna de retenir les seconde et troisième colonnes de l’arméede M. de Mêlas. La première était déjà partie. On pouvaitavoir des craintes surtout pour Gènes, que les Autrichiensdevaient être tentés de livrer aux Anglais, avant que lesFrançais y fussent entrés. Le prince de Ilolienzollern, en effet,ou spontanément, ou suscité par les Anglais, refusait en cemoment de rendre aux troupes de Masséna une place qu’onavait eu tant de peine à conquérir. M. de Mêlas, apprenantces difficultés, insista de la manière la plus loyale auprès deson lieutenant, pour qu’il exécutât la convention d’Alexandrie,le menaçant, s’il résistait, de le livrer aux conséquences quepourrait entraîner pour lui un acte de déloyauté. Les parolesde M. de Mêlas furent entendues, et Gênes fut remise auxLes Français Français le 24 juin, au milieu de l’allégresse des patriotes li-<ians Gênes, guriens, délivrés en si peu de jours de la présence des Autri-