ARMISTICE.
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Suède que pour l'Espagne. 11 n’en fallait pas davantage pour Juillet îsoo.envenimer la querelle de l’Angleterre avec les neutres. Dansce moment surtout, la modération dont le Premier Consulvenait de faire preuve à leur égard, était de nature à rendreplus sensible la violence britannique. La Suède exigea desréparations; le Danemark en avait déjà demandé. Derrièreces deux cours se trouvait la Russie, qui, depuis la ligue de1780, se regardait comme solidaire des puissances de la Bal-tique , dans toutes les questions qui intéressaient leurs droitsmaritimes.
M. de llernstoril', pour le Danemark, soutint la plus vivecontroverse avec le cabinet de Londres, au moyen de notesque la France publia, et qui font autant d’honneur au ministrequi les a écrites, qu’à la nation qui les a revêtues de sonseing, et qui eut bientôt à les appuyer de ses armes. Unesimple chaloupe canonnière, disaient les Anglais, portant lepavillon d’un État neutre, pourra donc convoyer le commercedu monde, et soustraire à notre surveillance le négoce de nosennemis, qui se ferait en temps de guerre aussi facilementqu’en temps de paix! Une escadre entière, répondait M. deBernstorlf, serait donc obligée d’obtempérer aux sommationsdu plus misérable corsaire, de se rendre à sa requête, et delaisser visiter devant elle le convoi qu’elle' escorterait! Laparole d’un amiral, faisant une déclaration sur l’honneurde sa nation, ne vaudrait pas contre le doute d’un capitainede corsaire, qui aurait le droit de vérifier la déclaration parune visite ! L’une de ces hypothèses est bien plus inadmissibleque l’autre!
Pour appuyer ses doctrines par des moyens de terreur, lecabinet anglais, qui venait d’envoyer lord Withworth à Copen-hague, le fit suivre d’une escadre de 16 vaisseaux, qui croi-saient en ce moment à l’entrée du Sund. La présence decette escadre produisit une vive sensation parmi toutes lespuissances de la Baltique; elle émut non-seulement le Dane-
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