ARMISTICE.
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tenue jusqu’à ce que les intentions du gouvernement anglais Août isoo.fussent complètement éclaircies.
Tout so disposait donc dans les cours du Nord, de manièreà favoriser les desseins du Premier Consul. Les événements ,lü l'Europe,le servaient à souhait. Les choses n’allaient pas moins biendans le Midi de l’Europe, c’est-à-dire en Espagne. On voyaitlà tomber en dissolution l’une des plus belles monarchies duglobe, au grand détriment de l’équilibre européen, à la grandedouleur d’une nation généreuse, indignée du rôle qu’on luifaisait jouer dans le monde. Le Premier Consul, dont l’espritinfatigable embrassait tous les objets à la fois, avait déjà di-rigé du côté de l’Espagne les efforts de sa politique, et cherchéà tirer le parti le plus avantageux pour la cause commune,ele cette cour dégénérée.
Nous ne retracerions pas le triste tableau qui va suivre,s’il n’était vrai d’abord, et s’il n’était nécessaire ensuite, à l’in-telligence dos grands événements du siècle.
Le roi, la reine d’Espagne, le prince de la paix, occupaientdepuis longues années l’attention de l’Europe, et donnaientun spectacle bien dangereux pour la royauté, déjà tant com-promise alors dans l’estime des peuples. On eût dit que l’il- singulière Uosti-lustre maison de Bourbon était destinée, à la fin de ce siècle, s»n <><•' u»uri>»n
' ' dans ce siecle.
à perdre la royauté en France, à Naples, en Espagne: car,dans ces trois royaumes, trois rois d’une imbécile faiblesselivraient leur sceptre à la risée et au mépris du monde, en lelaissant aux mains de trois reines ou légères, ou violentes, oudissolues.
Les Bourbons de France, soit faute, soit malheur, avaientété dévorés par la Révolution française; à force do la provo-quer follement, ceux de Naples avaient été chassés une pre-mière fois de leur capitale ; ceux d’Espagne, avant de laissertomber leur sceptre aux mains du soldat couronné que cellel'évolution avait produit, n’avaient rien vu de mieux à faire,que de se donner à lui. Ils s’étaient déjà rapprochés de la