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[Vol. 1.]
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ARMISTICE.

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humain, religieux, d’une chasteté exemplaire, quoique étranger Août ta»,h la reine depuis qu’elle lui en avait fait donner l’ordre parses médecins, il n’avait d’autre part aux scandales de sa cour,aux fautes de son gouvernement, que de les laisser commet-tre, sans les voir, sans y croire, pendant la durée d’un longrègne.

A côté de lui, la reine, sœur du duc de Parme, élève de La reine Louise

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Condillac, qui avait fait pour elle et pour son frère de beauxouvrages d’éducation, menait une vie toute différente, et quiferait bien peu d’honneur au célèbre philosophe instituteur desa jeunesse, si les philosophes pouvaient ordinairement ré-pondre de leurs disciples. Elle avait près de cinquante ans,et certains restes de beauté qu’elle cherchait à perpétuer aumoyen de soins infinis. Entendant, comme le roi, la messetous les jours, elle employait à correspondre avec quantité depersonnes, et particulièrement avec le prince de la Paix, letemps que Charles IV consacrait à ses ateliers et à ses écu-ries. Dans cette correspondance, elle mandait au prince dela Paix les affaires de la cour et de l’État, et en recevait le ré-cit des puérilités ou des scandales de Madrid. Elle terminaitsa matinée en donnant une heure h ses enfants, et une heureaux soins du gouvernement. Pas un acte, pas une nomination,pas une grâce, n’allaient â la signature royale, avant de lui avoirété soumis. Le ministre qui se fût permis une telle infractionaux conditions de sa faveur, eût succombé sur-le-champ. Elleprenait seule, comme le roi, son repas du milieu du jour ; lereste de l’après-midi était consacré aux réceptions, dont elles’acquittait avec beaucoup de grâce, et au prince de la Paix,qui obtenait chaque jour plusieurs heures de son temps.

On sait que le prince de la Paix n’était plus ministre à l’é- Le pria™

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poque dont nous parlons. M. d’Urquijo, que nous ferons con-naître tout h l'heure, l’avait remplacé; mais ce prince n’enétait pas moins la première autorité du royaume. Ce person-nage singulier, incapable, ignorant, léger, mais de belle appa-

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