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LIVRE VI.

Sept. 1800 . dû aux lieux, les cris de Vive Bonaparte! Vive la République!ébranlèrent les voûtes du noble édifice. Une publication im-médiate faite dans Paris, produisit une satisfaction plus sé-rieuse que toutes les réjouissances destinées à l’amusementde la multitude. On ne craignait pas la guerre; on était pleinde confiance dans le génie du Premier Consul et dans le cou-rage des armées françaises, s’il fallait la continuer; mais,après tant de batailles, après tant de troubles, on désiraitjouir en paix de la gloire acquise, et de la prospérité qui com-mençait à poindre.

( Ae prospc-rit!; 1 ^ e( ' tc Prospérité faisait, en effet, des progrès rapides. Siintérieure. ] a présence seule du général Bonaparte avait suffi au 18 bru-maire , pour remettre les esprits, pour les rassurer, les cal-mer, leur rendre l’espérance, ce devait être bien autre choseaujourd’hui que les succès de nos armées, le retour empresséde l’Europe vers nous, la perspective d’une paix prochaineet brillante, enfin la tranquillité partout rétablie, avaient réa-lisé les espérances, conçues dans un premier moment de con-fiance.

Ces espérances, en effet, devenaient des réalités, et l’onpeut dire que, dans les dix mois écoulés, de novembre 1799à septembre 1800, la France avait changé de face. Les fondspublics, expression vulgaire mais positive de l’état des esprits,s’étaient élevés de 12 francs (taux réel auquel se vendait unerente de cinq francs, la veille du 18 brumaire) à 40 francs.Ils tendaient à s’élever à 50.

Les rentiers Les rentiers venaient de recevoir un semestre en argent, chose

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pour la première qui ne s’était jamais vue, depuis le commencement de notre

fois en argent. * 7 1

Révolution. Ce phénomène financier avait produit un grandefTet, et ne paraissait pas l’une des moindres victoires duPremier Consul. Comment avait-il pu opérer ce prodige ?...c’était une énigme que le gros du public expliquait par cettepuissance singulière, qu’on lui reconnaissait déjà, de faire toutce qu’il voulait.