ARMISTICE.
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profits et pertes, ouvert aux contribuables, par suite duquel on Sept. îæo.leur abandonnait le passé, afin d’en obtenir l’exact acquitte-ment du présent. La propriété foncière no peut pas suffireseule dans un État, aux charges publiques. 11 faut absolu-ment que les consommations soient imposées pour suffire àces charges. La Révolution, en abolissant les impôts surles boissons, sur le sel, sur diverses denrées, avait fermél’une des deux sources nécessaires de la richesse publique.
Le temps n’était pas venu de la rouvrir encore. C’était l’unedes gloires destinées plus tard au restaurateur de l’ordre etde la société en France. Mais il avait auparavant bien despréjugés à vaincre. En créant les octrois à la porte des vil-les, pour subvenir aux besoins des hôpitaux, il avait fait unpremier essai utile, et qui habituait les esprits à cette restau-ration, tôt ou tard indispensable.
Bien que la propriété foncière fût pour un moment très-chargée, un sentiment général de bien-être n’en était pasmoins répandu dans toutes les classes. De toutes parts on sesentait renaître, et on trouvait en soi le courage d’entreprendreet de travailler.
Mais il y avait bien autre chose à faire dans cette sociétébouleversée, pour y remettre chaque chose, non pas en unparfait état, comme on pouvait y aspirer avec le temps, maisseulement en un état supportable. On vient de voir ce qu’il Dégradation ge-avait fallu faire pour les finances ; il y avait un service tout ™ -
aussi important, et tout aussi désorganisé que celui desfinan- pour tes ntparcr.ces, c’était celui des routes. Elles étaient devenues à peuprès impraticables. On sait qu’il suffit, non pas de quelquesannées, mais de quelques mois de négligence, pour changer
en fondrières ce sol artificiel que les hommes créent sur laterre, pour y rouler leurs fardeaux. Or, il y avait environ dixans que les routes étaient pregque abandonnées en France.Sous l’ancien régime, on avait pourvu à leur entretien aumoyen des corvées, et depuis la Révolution, au moyen d’une
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