180
LIVRE VII.
Nov. 1800. qui, tombant brusquement des Alpes, viennent grossir succes-ncscription sivemeiit la masse de ses eaux. Ces affluents, avons-nous dit,
«lu pays compris
e " tr 'nnn ar et sont ^ es ^8 nes c l uo d°it défendre une armée autrichienne quiveut couvrir Vienne, et que doit conquérir une armée françaisequi veut marcher sur cette capitale. Dans la campagne d’été,Moreau, comme on s’en souvient, après avoir pénétré de la valléedu Rhin dans celle du Danube, et avoir franchi l’Iller, le Lech,l’Isar, s’était arrêté entre l’Isar et l’Inn. Il était maître du coursde l’Isar, dont il occupait tous les points principaux, Munichd’abord, puis Freising, Moosburg, Landshut etc. Il s’était portéen avant de ce fleuve, et se trouvait en face de l’Inn, occupéen force par les Autrichiens.
L’Isar et l’Inn (voir la carte u" 15), sortis tous les deux desAlpes, coulent ensemble vers le Danube, séparés par unedistance à peu près constante, de dix à douze lieues. Se diri-geant d’abord au nord, l’Isar jusqu’à Munich, l’Inn jusqu’à Was-serbourg, ils se détournent tous deux vers l’est, jusqu’à ce qu’ilstombent dans le Danube, l’Isar à Deggendorf, l’Inn à Passau.Nous étions maîtres de l’Isar, il fallait forcer l’Inn; mais l’Inn,large, profond, défendu à sa sortie des montagnes par le fort deKufstein, et dans la partie inférieure de son cours par la placede Braunau, couvert entre ces deux points d’une quantité deretranchements, l’Inn était une barrière difficile à franchir.Voulait-on le forcer dans la partie supérieure de son cours,entre Kufstein, Rosenheim et Wasserbourg, on trouvait desdifficultés locales presque insurmontables; on avait de plusl’armée du Tyrol sur son flanc droit. Voulait-on le forcer dansla partie inférieure de son cours, entre Braunau et Passau,près du point où il se réunit au Danube, on s’exposait à fairepar la gauche une marche allongée, dans un pays difficile,boisé, marécageux, en prêtant le flanc à l’armée autrichienne,qui par Mühldorf et Braunau, avait le moyen de se jeter surl’aile droite de l’armée française. Ces deux inconvénientséfaient jugés extrêmement graves. Si les Autrichiens, ayant