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LIVRE VU.
uc'c. 1800. Autrichiens qui en défendaient le cours inférieur, dans lesplaines de l’Italie.
Brune, avant de forcer leMincio, avait attendu que Mac-donald eût fait assez de progrès, pour que les attaques fussentà peu près simultanées, dans les montagnes et dans la plaine.Sur 125 mille hommes répandus en Italie, il avait, commenous l’avons dit, 100 mille soldats valides, éprouvés, et remisde leurs souffrances; une artillerie parfaitement organiséesituation par le général Marmont, et une excellente cavalerie. Vingtsur Je Mincio. mille hommes à peu près gardaient la Lombardie, le Piémont,la Ligurie, la Toscane. Une faible brigade, commandée parle général Petitot, observait les troupes autrichiennes, qui,sorties do Ferrare, menaçaient Bologne. La garde nationalede cetto dernière ville était prête d’ailleurs à sc défendrecontre les Autrichiens. Les Napolitains traversaient de nou-veau l’Etat romain pour marcher sur la Toscane; mais Mural,avec les 10 mille hommes du camp d’Amiens, se portait à leurrencontre. Brune, après avoir pourvu à la garde des diversesparties de l’Italie, pouvait diriger environ 70 mille hommessur le Mincio. Le général Bonaparte, qui connaissait parfaite-ment ce théâtre d’opérations, lui avait recommandé soigneu-sement de concentrer, le plus possible, ses troupes dans laHaute-Italie; de ne tenir aucun compte de ce que les Autri-chiens entreprendraient vers les rives du Pô, dans les léga-tions, même on Toscane; de rester ferme, comme il l’avaitfait lui-même autrefois aux débouchés des Alpes; et il lui ré-pétait sans cesse, que lorsque les Autrichiens auraient étébattus entre le Mincio et l’Adigc, c'est-à-dire sur la ligne parlaquelle ils entrent en Italie, tout ce qui aurait passé le Pô,pénétré dans l’Italie centrale, n’en serait que plus compromis.
Les Autrichiens firent mine, en effet, de sortir de Ferrare,de menacer Bologne ; mais le général Petitot sut les contenir,et la garde nationale de Bologne montra de son côté l’attitudela plus ferme.