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[Vol. 1.]
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II OHE N LINDEN.

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Salza, de la Traun etc. À tous ces événements il répondait, Janv. iboi.avec un flegme imperturbable, que tout cela était fâcheux u.

sans doute, mais que l’arcliiduc Charles était remis de sessouffrances, qu’il arrivait à la tête des levées extraordinairesde la Bohême et de la Hongrie, qu’il amenait au secours de lacapitale 25 mille Bohémiens, 75 mille Hongrois; qu’en avan-çant davantage les Français trouveraient une résistance àlaquelle ils ne s’attendaient pas. Du reste, il persistait danstoutes les prétentions de l’Autriche, notamment dans celle dene pas traiter sans un plénipotentiaire anglais, qui couvrît aumoins de sa présence les négociations réelles qui pourraients’établir entre les deux légations. Quelquefois même il luiarrivait de dire qu’il se retirerait à Francfort, et qu’il feraitévanouir ainsi les espérances de paix, dont le Premier Consulavait besoin d’entretenir les esprits. A cette menace, le ^Premier Consul, qui ne tergiversait guère, quand on voulaitl’intimider, fit répondre à M. de Gobent/,el, que, s’il quittaitLunéville, toute chance d’accommodement serait à jamaisperdue, que la guerre serait poussée à outrance, jusqu’àl’entière destruction de la monarchie autrichienne.

Au milieu de cette lutte diplomatique, M. de Cobentzel reçut Ordre donn<? à

* M. de Cobentzel

la nouvelle de l’armistice de Steyer, l’ordre do l’empereur de conclure utraiter à tout prix, et surtout de vives instances pour faireétendre à l’Italie l’armistice déjà convenu pour l’Allemagne ;car on n’avait rien fait, si, ayant arrêté l’une des deux ar-mées françaises qui marchaient sur Vienne, on laissait l’autremarcher au même but, par le Frioul et la Carintliie. En con-séquence M. de Cobentzel déclara, le 31 décembre, qu’il étaitprêt à traiter sans le concours de l’Angleterre, qu’il consen-tait à signer des préliminaires de paix ou un traité définitif,comme on le voudrait, mais qu’avant de se compromettredéfinitivement en se séparant de l’Angleterre, il demandaitque l’on signât un armistice, commun à l’Italie et à l’Allema-gne, et qu’on s’expliquât sur les conditions de la paix, au