Band 
[Vol. 1.]
Seite
219
JPEG-Download
 

HO H EN LINDEN.

219

moyen du Brisgau. G’étail à elle à tenir ses engagements en- Janv. isoi.vers ce prince.

Le Premier Consul souhaitait une autre chose fort bien en-tendue, mais fort difficile à faire accepter à l’Autriche. 11 vou-lait n’être pas réduit, comme après la paix de Campo-For-mio, à tenir un congrès avec les princes de l’empire, pourobtenir individuellement de chacun d’eux, l’abandon formelde la rive gauche du Rhin à la France. Il se souvenait ducongrès de Rastadt, terminé par l’assassinat de nos plénipo-tentiaires; il se souvenait de la peine qu’on avait eue à trai-ter avec chaque prince en particulier, et à convenir avectous ceux qui perdaient des territoires, d’un système d’indem-nités qui les satisfit. En conséquence il demandait que l’em-pereur signât comme chef de la maison d’Autriche pour ce(pii regardait sa maison, et comme empereur pour ce qui re-gardait l’empire. En un mot, il voulait avoir d’un seul coupla reconnaissance de nos conquêtes, soit de la part de l’Au-triche, soit de la part de la confédération germanique.

Il ordonna donc à son frère Joseph de signifier à M. de Co-bentzel, comme définitivement arrêtées, les conditions sui-vantes: la rive gauche du Rhin à la France. — La limitede l’Adige à l’Autriche et à la Cisalpine, sans abandon des lé-gations. — Les légations au duc de Toscane. —■ La Toscaneau duc de Parme. — Parme à la Cisalpine. — Le Brisgau àl’ancien duc de Modène. — Enfin la paix signée par l’empe-reur tant pour lui que pour l’empire. — Quant à l’armisticeen Italie, il voulait bien l’accorder, à condition de la re-mise immédiate de la place de Mantoue à l’armée française.

Comme le Premier Consul connaissait la manière de traiter singulière ma-

. , nière de signifier

des Autrichiens, et particulièrement celle de M. de Cobentzel. à l’Autriche ruiil voulut couper court à beaucoup de difficultés, à beaucoup lle la Fr;mrc 'de résistances, à beaucoup de menaces d’un désespoir si-mulé; et il imagina une manière nouvelle de signifier son ul-timatum. Le Corps législatif venait de s’assembler; on lui