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[Vol. 1.]
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LIVRE VII.

Janv. 1801. pressé néanmoins d’obtenir l’armistice pour l’Italie, et dèslors résigné à livrer Mantoue; mais il craignait, après avoirlivré ce boulevard, d’être à la merci de la France, et de voirsurgir de nouvelles exigences. Dans cette disposition d’esprit,il se montra méfiant, questionneur, et ne rendit Mantoue qu’àAbandon la dernière extrémité. Enfin, le 26 janvier (6 pluviôse), il

de Mantoue par

m. de Cobentzei. signa la remise de cette place à Parmée française, moyennantun armistice en Italie, et une prolongation d’armistice en Al-lemagne. Les négociateurs firent partir des courriers de Lu-néville même, pour prévenir sur l’Adige une effusion de sang,qui était imminente.

Les conférences des jours suivants se passèrent, à Lunéville,en vives discussions. M. de Cobentzei disait qu’on lui avaitpromis le rétablissement du grand-duc, le jour même où ilavait consenti à la limite de l’Adige. Joseph répondait quecela était vrai, mais qu’on accordait le rétablissement de ceprince en Allemagne ; que chaque Etat profitait de sa situa-tion présente, pour traiter plus avantageusement; que laFrance, en agissant ainsi, appliquait les propres principesexprimés par M. de Thugut, dans ses lettres de l’hiver der-nier; que d’ailleurs le grand-duc, dont il s’agissait maintenant,serait en Toscane isolé de l’Autriche, et compromis; que dansles légations, au contraire, il serait trop bien placé, car ilservirait de lien entre l’Autriche, Rome et Naples, c’est-à-direentre les ennemis de la France, et que de cela on n’en voulaità aucun prix. Il fallait donc renoncer à le placer soit en Tos-cane, soit dans les légations.

Après de vives controverses, M. de Cobentzei semblait con-sentir enfin à ce que les indemnités pour le grand-duc fussentprises en Allemagne; mais il ne voulait pas admettre le prin-cipe absolu de la sécularisation des États ecclésiastiques. LesÉtats ecclésiastiques étaient à la dévotion de l’Autriche, no-tamment les trois électeurs - archevêques de Trêves, de Co-logne et de Mayence, tandis que les princes héréditaires, au