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garantie. Rien n’était dit à l’égard de Naples, du Piémont et f«îv. taoi.du Saint-Siège.. Ces États dépendaient du bon vouloir de laFrance, qui, du reste, était liée à l’égard du Piémont et deNaples, par l’intérét que l’empereur Paul portait à ces deuxcours, et à l’égard du Saint-Siège, par les projets religieuxdu Premier Consul.
Cependant le Premier Consul, comme on l’a vu, n’avaitencore voulu s’expliquer avec personne relativement au Pié-mont. Mécontent du roi de Sardaigne, qui livrait ses portsaux Anglais, il tenait à conserver sa liberté, à l’égard d’unterritoire placé si près de la France, et qui lui importaitsi fort.
L’empereur signait la paix pour lui-même, comme souveraindes États autrichiens, et pour tout le corps germanique,comme empereur d’Allemagne. La France promettait se-crètement l’emploi de son influence auprès de la Prusse, pourla disposer à trouver bonne cette manière de procéder del’empereur. Les ratifications devaient être échangées soustrente jours, par l’Autriche et par la France. Les arméesfrançaises ne devaient évacuer l’Allemagne qu’après que lesratifications auraient été échangées à Lunéville, mais devaientl’avoir évacuée entièrement un mois après cet échange.
Ici, comme à Campo-Formio, la liberté de tous les détenuspour cause politique était stipulée. Il était convenu que lesItaliens renfermés dans les prisons de l’Autriche, Moscati etCaprara notamment, seraient relâchés. Le Premier Consuln’avait cessé de demander cet acte d’humanité, depuis l’ou-verture du congrès.
Le général Bonaparte était arrivé au pouvoir le 9 novem-bre 1799 (18 brumaire an vin); on était parvenu au 9 février1801 (20 pluviôse an ix); il s’était par conséquent écouléquinze mois tout juste, et déjà la F"rance, en partie réorganiséeau dedans, complètement victorieuse au dehors, était en paixavec le Continent, en alliance avec le Nord et le Midi de