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[Vol. 1.]
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LES NEUTRES.

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Le Danemark, de son côté, fit occuper Hambourg et Lubeck. Mars isoi.

Le petit port de Cuxhaven, qui appartenait aux Hambourgeois,et qui était le seul dans lequel les Anglais auraient pu abor-der, avait déjà été occupé par la Prusse. Ainsi donc, il nerestait aux Anglais que la mer et leurs vaisseaux. Ils n’avaientpas un seul point où ils pussent jeter l’ancre. C’était à eux àse rouvrir par la force les accès du Continent.

Il fallait, pour pénétrer du Cattégat dans la Baltique, tra- Le sund. —

x < # Pourquoi la côte

verser le fameux détroit du Sund. (Voir la carte n° 17.) Ce <ie suède nvtait

pas détendue.

détroit est formé par le rapprochement de la côte du Dane-mark avec la côte de Suède. Entre Helseneur et Helsingborg,il est large de 2,300 toises. Les batteries, placées sur lesdeux rivages opposés, pourraient croiser leurs feux, mais pasassez pour causer un grand dommage à une flotte. Cependant,comme le canal est plus profond vers la côte de Suède, lesbâtiments de guerre d’une grande dimension sont obligés dese rapprocher de cette côte, et, en la défendant par des bat-teries, on aurait pu rendre le passage difficile pour les An-glais. Mais la côte suédoise n’était pas armée, et ne l’avaitjamais été antérieurement. En effet, elle ne présente aucunport où les vaisseaux de commerce soient tentés d’aborder.

11 n’y a dans le Sund d’autre port que celui d’IIelseneur, ap-partenant au Danemark; et de là est venu qu’on a élevé desdéfenses sur la côte danoise, et presque aucunes sur la côtesuédoise. On a construit sur la première la forteresse de Kro-nenbourg , parfaitement armée. De là aussi est venu l’usagede payer aux Danois, et point aux Suédois, le péage établisur le Sund. Dans un tel état de choses, il aurait fallu créersur la côte de Suède des ouvrages qui n’existaient pas. Leroi Gustave-Adolphe, qui était, après Paul, le plus animé desmembres de la ligue, en avait parlé au czar, lors de son récentvoyage à Pétersbourg; mais ils avaient reconnu impossiblede faire le moindre ouvrage, dans cette saison, sur un sol im-pénétrable au fer pendant les gelées de l’hiver. Gustave-