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[Vol. 2.]
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LIVRE X.

Avril i8üi. le dire; il faut déclarer franchement que la négociation n’estqu’un leurre. L’univers saura par la faute de qui la paix estdevenue impossible; alors la France fera un dernier effort, etcet effort difficile, périlleux, sans doute, sera peut-être mortelpour l’Angleterre, car le Premier Consul ne désespère pas defranchir le détroit de Calais, à la tête de cent mille hommes.i.e cabinet Lord Ilawkesbury et M. Addington négociaient avec le désir

anglais

est amené à des d'arriver à une paix avantageuse pour eux, ce qui était tout

prétentions plus o a / a

modérées, naturel, mais à une paix prochaine. Ils furent sensibles auxarguments du cabinet français, et frappés de la résolution quiéclatait dans ses paroles. Ils apportèrent donc tout de suitedans la négociation des prétentions plus modérées, et quiamenèrent un rapprochement. Ils répondirent d’abord à l’ar-gument du Premier Consul, tiré des conquêtes restituées parla France, que si la France avait abandonné une partie de sesconquêtes, c’est qu’elle n’aurait pas pu les conserver, tandisqu’aucune marine au monde ne pourrait enlever à l’Angleterreles colonies qu’elle avait conquises; que si la France ren-dait une partie des territoires occupés par ses armées, ellegardait Nice, la Savoie, les bords du Rhin, et surtout lesbouches de l’Escaut et Anvers, ce qui l’agrandissait considé-rablement, non-seulement sur terre, mais sur mer; qu’ilfallait rétablir l’équilibre européen rompu, qu’il fallait le réta-blir , sinon sur le Continent où. il était tout à fait détruit, aumoins sur l’Océan ; que si la France voulait conserver l’Égypte,l’Inde n’était plus une compensation suffisante pour l’Angle-terre, et que le cabinet britannique voulait alors retenir unegrande partie de ses nouvelles acquisitions. Toutefois, ajou-tait lord Ilawkesbury, nous n’avons fait qu’une premièreproposition; nous sommes prêts à nous départir de ce qu’ellea de trop rigoureux. Nous restituerons quelques-unes de nosconquêtes; dites nous seulement celles dont la restitution voustient le plus à cœur.

f.e Premier Consul fit une vive réplique à ces raisonne-