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[Vol. 2.]
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PAIX GÉNÉRALE.

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des matelots employés ù les diriger. Nos chaloupes reçurent Août îeoi.tout aussi vaillamment les assaillants qui les voulurent abor-der, et s’en délirent à coups de hache ou de baïonnette. Unpeu plus loin, la division commandée par le capitaine Cot-grave aborda bravement la ligne des bateaux français, maissans plus de résultat. Une grosse chaloupe canonnière la Sur-prise, eutourée par quatre péniches, coula la première de cespéniches, prit la seconde, et mit les deux autres en fuite. Lessoldats rivalisèrent avec les matelots dans ce genre de com-bat, qui allait parfaitement à leur caractère vif et audacieux.

Pendant que la seconde et la troisième divisions anglaisesétaient ainsi accueillies, la première, qui aurait dû abordernotre aile droite, entraînée à l’est par la marée, comme onvient de le voir, n’avait pu arriver que très-tard sur le lieude l’action. Faisant eirort pour revenir de l’est à louest, ellesemblait menacer l’extrémité de notre ligne d’embossage, etvouloir passer entre la terre et nos bâtiments, suivant unemanœuvre fort ordinaire aux Anglais. C’était, au surplus, unellet de sa position plutôt qu’un calcul. Mais des détache-ments de la 108 e , postés sur le rivage, firent sur elle un feumeurtrier. Les marins anglais, sans se laisser rebuter, se je-tèrent sur la canonnière le Volcan, qui gardait l’extrême droitedo notre ligne. L’enseigne qui la commandait, nommé Gué-roult, officier plein d’énergie, reçut l’abordage <\ la tôte de sesmatelots, et de quelques soldats d’infanterie. Il eut un combatopiniâtre à soutenir. Tandis qu’il se défendait sur le pont desa canonnière, les embarcations anglaises qui l’enveloppaient,essayèrent de couper les câbles pour emmener la canonnièreelle-même. Heureusement l’une des attaches était en fer, etput résister à tous les cllorts qu’on fit pour la rompre. Le feu,parti des autres bateaux français et du rivage, obligea enfinles Anglais à lâcher prise. L’attaque sur ce point avait doncété aussi heureusement repoussée que sur les deux autres.

L’aurore commençait à poindre. La quatrième division en-