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[Vol. 2.]
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LIVRE XI.

Nov. 1801 citoyens, la circulation des voitures était interdite. On n’avaitfait d’exception que pour lord Cornwallis. La foule s’ouvraitavec empressement et respect devant cet honorable représen-tant des armées anglaises, qui venait faire la paix de sa na-tion avec la nôtre. 11 était surpris de trouver cette France si^ différente des tableaux hideux qu’en traçaient à Londres les

émigrés. Tous ses compatriotes partageaient le même senti-liient, et l’exprimaient avec une naïve admiration.

Tandis que cette fête avait lieu à Paris, un banquet superbeétait donné a Londres dans la Cité, et on y portait, au milieudes acclamations les plus vives, les toasts suivants :

Au roi de la Grande-Bretagne !

Au prince de Galles !

A la liberté, à la prospérité des royaumes-unis de la Grande-Bretagne et de l’Irlande!

Au Premier Consul Bonaparte, à la liberté, au bonheur dela République française.

Des acclamations bruyantes et unanimes accompagnèrent cedernier toast.

La paix de la France était faite avec toutes les puissancesde la terre. Il restait une seule paix à conclure, plus difficilepeut-être que les précédentes, car elle exigeait un tout autregénie que celui des batailles, et elle était fort désirable aussi,puisqu’elle devait rétablir le repos dans les âmes, l’union dansles familles. Cette paix était celle de la République avec l’É-glise. Le moment est donc venu de raconter les négociationslaborieuses, dont elle était l’objet, avec le représentant duSaint-Siège.

FIN DU ONZIÈME LIVRE.