CONCORDAT.
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Ils restèrent mornes et muets, comme s’ils avaient vu périravec le schisme un des œuvres les plus regrettables de la Ré-volution. L’acte n’étant pas soumis encore aux délibérationsdu Conseil d’État, il n’y avait ni à le discuter ni à le voter.Rien ne troubla la froideur silencieuse de cette scène. On setut, on se sépara sans mot dire, sans exprimer un suffrage.Mais le Premier Consul avait montré sa volonté, désormaisirrévocable, et c’était beaucoup pour une infinité de gens.C’était au moins le silence assuré de ceux qui ne voulaientpas lui déplaire, et de ceux aussi qui, respectant son génie,reconnaissant l’immensité des biens qu’il versait sur la France,étaient décidés à lui passer même des fautes.
Le Premier Consul, pensant qu’il 'avait maintenant assezstimulé la cour de Rome, jugea qu’il fallait mettre fin au pré-tendu concile des constitutionnels. En conséquence il leurordonna de se séparer, et ils obéirent. Aucun d’eux n’auraitosé blesser l’autorité qui allait distribuer soixante sièges, rele-vés cette fois par l’institution pontificale. En se séparant, ilsprésentèrent au Premier Consul un acte convenable dans laforme, et qui contenait leurs vues, relativement au nouvelétablissement religieux. Il renfermait les propositions que nousavons déjà fait connaître.
Le cardinal Consalvi était parti de Paris pour retourner àRome, et ramener M. de Cacault auprès du Saint-Siège. LePape soupirait après ce double retour, car la Rasse-Italieétait dangereusement agitée. Les patriotes italiens de Napleset de l’Etat romain attendaient avec impatience l’occasion d’unnouveau bouleversement, et les bandits de l’ancien parti Ruffo,les sicaires de la reine de Naples, ne demandaient pas mieuxqu’un prétexte pour se jeter sur les Français. Ces hommes,si différents d’intention, étaient prêts à unir leurs efforts, pourtout mettre en confusion. La nouvelle de l’accord établi entreles deux gouvernements français et romain, la certitude del’intervention du général Murat placé dans le voisinage à la
Août 1801.
Dissolution duconcile formepar le cierge'constitutionnel.