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LIVRE XIII.
Nor. 1801. tions, et d’accueillir avec les égards convenables, soit les
Nouvelle organi- ministres étrangers, soit les grands personnages admis au-
Ration de la mai-son civile du près des consuls. Quatre officiers civils, sous le titre de pré-
Fremier Consul. 1 x ,
fets du palais, remplacèrent dans cet office le conseiller d’EtatBenezech. Quatre dames du palais furent données à madameBonaparte, pour l’aider à faire les honneurs du salon duPremier Consul. Dès qu’il fut connu que cette nouvelleorganisation du palais se préparait, de nombreuses pré-tentions s’élevèrent, même parmi les familles appartenant àce qu’on appelait l’ancien régime. Ce ne fut pas encore lahaute noblesse, celle qui remplissait autrefois les apparte-ments de Versailles, qui se présenta pour solliciter: le mo-ment de se soumettre n’était pas venu pour elle. Ce furenttoutefois des familles distinguées du temps passé, n’ayant pointmarqué dans l’émigration, et se rapprochant les premièresd’un gouvernement puissant, qui, par sa gloire, rendait leservice auprès de lui honorable pour tout le monde. Le gé-néral Bonaparte choisit pour préfets du palais M. Benezech,qui en avait déjà rempli les fonctions, MM. Didelot et de Lu-çay, sortis de l’ancienne finance, M. de Rémusat, de la magis-trature. Les quatre dames du palais, chargées d’en faire leshonneurs à côté de madame Bonaparte, furent mesdames deLuçay, de Lauriston, de Talhouet et de Rémusat. Les per-sonnages les plus dénigrants des salons émigrés de Paris, n’a-vaient rien à dire quant à la convenance de ces choix ; et leshommes raisonnables, qui ne veulent des cours que ce que labienséance rend nécessaire, n’avaient point à critiquer cetteorganisation militaire et civile. R faut, en effet, dans une ré-publique comme dans une monarchie, garder le palais deschefs de l’État, et l’entourer de l’appareil imposant de laforce publique; il faut, dans l’intérieur de ce palais, deshommes, des femmes, choisis, qui en fassent les honneurssoit aux étrangers illustres, soit aux citoyens distingués quisont admis auprès des premiers magistrats de la république.