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[Vol. 2.]
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LIVRE XV.

Octob. 1802 . saminent indemnisés, et à se rendre au vœu des puissancesmédiatrices.

Le Premier Consul ne pouvait plus, après tout ce qui s’étaitpassé à l’égard de Passau, amener la Bavière à céder la fron-tière de l’Inn ; et surtout il lui était difficile de faire accepterà l’Allemagne trois électeurs à la fois, pris dans la seule mai-son d’Autriche, Bohême, Salzbourg, Ordre Teutonique. 11 nevoulait pas enfin sacrifier la ville libre d’Àugsbourg. Il répon-dit que, disposé à demander quelques sacrifices à la Bavière,il lui était impossible d’exiger la concession de la frontière del’Inn. Il insinua qu’il irait peut-être jusqu’à proposer à la Ba-vière l’abandon d’un évêché, comme celui d’Aichstedt, maisqu’il lui était impossible d’aller au delà.

Le temps s’écoulait ; on était en vendémiaire (octobre), et leterme final, fixé au 2 brumaire (24 octobre), approchait. Lesmédiateurs avaient hâte d’en finir. Us avaient entendu toutesles petites réclamations, accueilli celles qui méritaient d’êtreécoutées, et rédigé les règlements qui devaient accompagnerla distribution des territoires. La dignité électorale réclaméepour le Mecklembourg par l’empereur Alexandre, n’avait paruà personne pouvoir être accordée, car c’était un nouvel élec-teur protestant, ajouté aux six qui existaient déjà dans unCollège de neuf. La disproportion était trop grande pour l’ac-croître encore. Cette réclamation avait été écartée. On avaitfait une nouvelle distribution des votes virils (c’est ainsi ques’appelaient les votes dans le Collège des princes) ; et on avaittransféré sur leurs nouveaux États les voix des princes dé-possédés à la rive gauche. II en résultait, dans le Collège desprinces comme dans le Collège des électeurs, un changementconsidérable au profit des protestants, car on remplaçait desprélats ou des abbés par des princes séculiers de religion ré-formée. Afin d’établir une sorte de contre-poids, on avait attri-bué de nouvelles voix à l’Autriche pour Salzbourg, pour laStyrie, pour la Garniole et la Carinthie. Mais les princes catho-