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[Vol. 2.]
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LIVRE XV.

Dec. 18 G 2 .

Précautionsprises pourcomposerla Diète,

On commenceà opiner dapsla Diète.

à saisir la Diète était un moyen de faire arriver, ou les mi-nistres des États allemands qui étaient absents, ou les instruc-tions de ceux qui n’en avaient pas encore.

Ici de nouvelles précautions devenaient nécessaires, rela-tivement à la composition de la Diète. Admettre à voter tousles États supprimés à la rive gauche par la conquête de laFrance, à la rive droite par le système des sécularisations,c’était s’exposer de leur part à une résistance invincible, oubien les condamner à prononcer eux-mèmes leur propre sup-pression. U fut convenu avec le ministre directorial, c’est-à-dire avec l’archichancelier, de convoquer exclusivement lesÉtats conservés dans l’empire, soit que leur titre fût changé,soit qu’il ne le fût pas. Ainsi on ne convoqua ni Trêves ni Co-logne dans le Collège des électeurs, mais on convoqua Mayencedont le titre était constitué ex jure novo. Dans le Collège desprinces on supprima ceux dont les territoires avaient été in-corporés à la République française ou à la République helvé-tique , tels, par exemple, que les princes séculiers et ecclé-siastiques de Deux-Ponts, de Montbelliard, de Liège, de Worms,de Spire, de Bâle, de Strasbourg. On maintint provisoirementles princes qui avaient obtenu des principautés nouvelles, saufà régulariser leur titre plus tard, et à le faire transférer surles territoires sécularisés qui leur avaient été dévolus. On sup-prima dans le Collège des villes toute la masse des villes in-corporées ; on ne maintint que les six villes conservées, Augs-bourg, Nuremberg, Francfort, Brème, Hambourg, Lubeck.

Ces précautions étaient indispensables, et elles obtinrentle résultat qu’on en attendait. Aucun des États supprimés nese présenta, et dans les premiers jours de janvier la Diètecommença ses délibérations. Le protocole était ouvert. On ap-pelait successivement les États dans les trois Collèges. Les unsopinaient immédiatement, les autres se réservaient d’opinerplus tard, comme il était d’usage à la Diète. On attendait pourse prononcer définitivement le dernier remaniement, que de-