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[Vol. 2.]
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LES SÉCULAKISATIONS. 117

des opinions à la suite les unes des autres, la députation ex-traordinaire siégeait en même temps, et remaniait encore unefois le plan de la médiation d’après la convention de Paris. LaDiète opinait ainsi sur un projet que la grande députation re-maniait chaque jour. On y avait inséré les changements ter-ritoriaux convenus à Paris ; on y avait compris la création dunouvel électeur de Salzbourg; on y avait introduit enfin denouveaux votes virils qui changeaient la proportion des voixprotestantes et catholiques dans le Collège des princes, et laportaient à 54 voix catholiques contre 77 protestantes, au lieude 31 contre 62. Il fallait pourtant en finir de toutes ces ques-tions, surtout de celle qui était relative aux 413 mille florins.La Ravière, qui avait perdu 350 mille florins avec Àichstedt,ne pouvait être contrainte à en donner 200 mille. Elle les avaitrefusés, et on avait trouvé ce refus natftrel. Mais la Prusse,bien qu’elle n’eût rien perdu, ne voulut point supporter sapart d’un aussi léger fardeau. On ne fera pas la guerre pour200 mille florins, avait dit M. d’IIaugwitz ; triste propos, quiavait blessé tout le monde à Ratisbonne, et placé le rôle dela Prusse fort au-dessous de celui de l’Autriche, laquelle enrésistant défendait au moins des territoires et des principesconstitutionnels.

Le Premier Consul, à la rigueur, aurait pu vaincre cetteavarice; mais ayant besoin de la Prusse jusqu’à la fin pourfaire réussir son plan, il était obligé de la ménager. On ne sa-vait comment payer, ni l’archichancelier, ni les pensions desecclésiastiques, ni quelques autres dettes anciennement assi-gnées sur les biens réservés. Répartir cette charge sous formede mois romains 1 sur la totalité du Corps germanique, étaitimpossible, vu la difficulté insurmontable, en tout temps, defaire solder par la confédération les dépenses communes. L’é-tat de délabrement des places fédérales en était la preuve.

1 On appelait mois romains les dépenses communes re'partie* sur toute laconfédération, d'après des proportions anciennement établies.

Janv. 1803.

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