Band 
[Vol. 2.]
Seite
119
JPEG-Download
 

LES SECULARISATIONS.

119

contra d’opposition que de la part de la Suède, dont lemonarque, révélant déjà les troubles d’esprit qui l’ont précipitédu trône, étonnait l’Europe de ses royales folies. Il infligea unblâme violent aux puissances médiatrices et aux puissancesallemandes, qui avaient concouru à porter une atteinte si graveà l’antique Constitution germanique. Cette boutade ridiculed’un prince dont personne ne tenait compte en Europe, n’al-téra point la satisfaction qu’on éprouvait de voir finir les lon-gues anxiétés de l’empire.

Les Allemands, môme ceux qui regrettaient l’ancien ordrede choses, mais qui conservaient un peu d’équité dans leursjugements, reconnaissaient que l’on recueillait en cette occa-sion les inévitables fruits d’une guerre imprudente; que larive gauche du Rhin ayant été perdue par suite de cette guerre,il avait bien fallu faire un nouveau partage du sol germanique;que ce partage sans doute était plus avantageux aux grandesmaisons qu’aux petites, mais que, sans la France, cette iné-galité eût été bien plus dommageable encore ; que la Constitu-tion, modifiée sous plusieurs rapports, était cependant sauvée,quant au fond des choses, et n’avait pu être réformée dans unesprit de conservation plus éclairé. Ils reconnaissaient enfinque, sans la vigueur du Premier Consul, l’anarchie se seraitintroduite en Allemagne, par suite des prétentions de toutgenre soulevées dans le moment. Ce qui prouve mieux quetous les discours le sentiment qu’on éprouvait alors pour lechef du gouvernement français, c’est qu’à la vue de plusieursquestions restées en suspens, on désirait que sa main puis-sante ne se retirât pas tout de suite des affaires germaniques.On souhaitait que la France fût, en qualité de garante, obligéede veiller sur son ouvrage.

11 y avait encore, en effet, plus d’une question, généraleou particulière, que la médiation n’avait pu résoudre. La Prusseétait en querelle ouverte avec la ville de Nuremberg, et sepermettait à son égard des procédés tyranniques. La même

Fëv. 1803.

(îrutituiiedu Corpscennaniuueenversle PremierConsul.

Questionsajournéespour êtrerésolues plustard.