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[Vol. 2.]
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RUPTURE UE LA PAIX D AMIENS. ICI

brication de fusils au vice-président Melzi. — Vous n’avcz quecinquante mille fusils, lui écrivait-il, ce n’est rien. J’en ai cinqcent mille en France, indépendamment de ceux qui sont auxmains de l’armée. Je n’aurai pas de repos, tant que je n’enposséderai pas un million. —

Le Premier Consul venait d’imaginer des colonies militaires,dont l’idée première était empruntée aux Romains. 11 avaitprescrit de choisir dans l’armée des soldats et des officiers,comptant de longs services et d’honorables blessures, de lesconduire en Piémont, de leur distribuer là des biens nationaux,situés autour d’Alexandrie, et d'une valeur proportionnéeà leur situation, depuis le soldat jusqu’à l’officier. Ces vétéransainsi dotés devaient se marier avec des femmes piémontaises,se réunir deux fois par an pour manœuvrer, et au premierdanger se jeter dans la place d’Alexanderie avec ce qu’ils au-raient de plus précieux. C’était une manière de verser à lafois du sang et des sentiments français en Italie. La mémoinstitution devait être établie dans les nouveaux départementsdu Rhin, autour de Mayence.

L’auteur de ces belles conceptions méditait quelque chosede semblable pour les provinces de la République encore in-fectées d’un mauvais esprit, telles que la Vendée et la Bre-tagne. Il voulait y fonder à la fois de grands établissementset des villes. Les agents de Georges venant d’Angleterre des-cendaient dans les îles de Jersey et de Guernesey, abordaientsur les côtes du Nord, traversaient la péninsule bretonne parLoudéac et Pontivy, se répandaient soit dans le Morbihan, soitdans la Loire-Inférieure, pour y entretenir la défiance, et aubesoin y préparer la révolte. Le Premier Consul, correspon-dant avec la gendarmerie, en dirigeait lui-méme les mouve-ments et les recherches, et, prévoyant la possibilité de nou-veaux troubles, avait imaginé de construire dans les principauxpassages des montagnes ou des forêts, des tours surmontéesd’une pièce d’artillerie tournant sur pivot, capables de contenirTOM. iv. \ i

Juin 1802.

Coloniesde vétéransen Italieet dans lesde'parteincntsdu Ithiiu

Projetde fonderde nouvellesvilles

en Bretagne eten Vemltfe.