RUPTURE DE LA PAIX D AMIENS.
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timcnts, on l’amènera à en éprouver d’autres aussi, et à par-tager avec l’Angleterre l’influence européenne qu’il a voulupartager cette fois avec la Uussie. —
Certes, nous no savons si nos sentiments patriotiques nousaveuglent, mais nous cherchons la vérité, sans considérationde nation, et il nous semble qu’il n’v avait rien à répondre àla vigoureuse argumentation du Premier Consul. L’Angleterre,en signant le traité d’Amiens, n’ignorait pas que la France do-minait les États voisins, occupait par ses troupes l’Italie, laSuisso, la Hollande, et allait procéder au partage des indem-nités germaniques : elle ne l’ignorait pas, et pressée d’avoir lapaix, elle avait signé le traité d’Amiens, sans s’embarrasserdes intérêts du continent. Et maintenant que la paix avait àses yeux moins de charme que dans les premiers jours; main-tenant que son commerce n’y trouvait pas autant d’avantagequ’elle l’avait espéré d’abord; maintenant que le parti de M.l’ilt levait la tête ; maintenant enfin que le calme, succédantaux agitations de la guerre, permettait d’apercevoir plus dis-tinctement la puissance, la glorie de la France, l’Angleterreétait saisie de jalousie ! et, sans pouvoir invoquer aucune vio-lation du traité d’Amiens, elle nourrissait la pensée de le violerelle-même, de la manière la plus audacieuse et la plus inouïe !
Il nous semble que M. d’IIaugwitz, dans sa rare justessed’esprit, appréciait bien le cabinet britannique, lorsqu’à cetteoccasion il dit à notre ambassadeur : Ce faiblo ministère Ad-dinglon était si pressé de signer la paix, qu’il a passé par-dessus tout sans élever aucune objection; il s’aperçoit au-jourd’hui que la France est grande, qu'elle tire les consé-quences de sa grandeur, et il veut déchirer le traité qu’ila signé 1 —
Pendant set échange de communications si vives entre laFrance et l’Angleterre, la Russie, qui avait reçu les réclama-tions des insurgés suisses et les plaintes des Anglais, la Rus-sie avait écrit à Paris une dépêche fort mesurée, dans laquelle
Nov. 1802.
Jugement surla conduitedes deuxnations.
Jugementporte* parM. d’Hauuwizsur le cabinetbritannique.
Attitude prisepar la Uussie ,la Prusseet l’Autricheà l'occasionde l’affairesuisse.