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LIVRE XVII.
Nuv. ta», tenant il y songeait pour le commencement de l’hiver, ou auplus tard pour le milieu. Mais les travaux s’étendaient à vued’œil, et chaque jour un perfectionnement nouveau se présen-tant ou à lui, ou à l’amiral Bruix, il sacrifiait du temps à l’in-troduire. L’instruction des soldats et des matelots gagnait àces délais inévitables, qui portaient ainsi avec eux leur propredédommagement. À la rigueur, on aurait pu tenter, mémoaprès ces huit mois d’apprentissage, l’expédition projetée. Ce-pendant il fallait six mois encore, si l’on voulait que tout futprêt, que l’équipement et l’armement fussent achevés, quel’éducation chez les hommes de terre et de mer ne laissât plusrien à désirer.
Dispositions Mais des considérations décisives commandaient un nou-
relatives
“ h‘,tove' lle veau délai, c’étaient les retards de la flottille batave, qui de-vait porter l’aile droite, commandée par le général Davout.
de-camp; il séjournera quelques jours dans votre port, et s’instruira en détailde tout ce qui concerne votre département.
Je vous ai mandé, il y a deux mois, que, dansle courant de frimaire, je comptaisavoir 10 vaisseaux, 4 frégates, 4 corvettes, prêts à mettre à la voile de Toulon ,et que je désirais que cette escadre fût approvisionnée pour quatre mois devivres pour 25,000 hommes de bonnes troupes d’infanterie qui s’embarque-raient à son bord. Je désire que quarante-huit heures après la réception decette lettre, par le courrier extraordinaire du générai Rapp, vous me fassiezconnaître le jour précis où une escadre pareille pourra mettre a la voile deToulon, ce que vous aurez en rade et prêt à partir an moment de la réceptionde ma lettre, ce que vous aurez au 15 frimaire et au 1 er nivôse. Mon vœu seraitque votre expédition pût mettre à la voile au plus tard dans les premiers joursde nivôse.
Je viens de Boulogne, où il règne aujourd’hui une grande activité, et oùj’espère avoir, vers le milieu de nivôse, 300 chaloupes, 500 bateaux, 500péniches réunis, chaque péniche portant un obusier de 36, chaque chaloupe3 canons de 24, et chaque bateau un canon de 24. Faites-moi connaître vosidées sur cette flottille. Croyez-vous qu’elle nous mènera sur les bordsd’Albion? Elle peut nous porter 100,000 hommes. Huit heures de nuit quinous seraient favorables décideraient du sort de l’univers.
Le ministre de la marine a continué sa tournée vers Flessingue, visiter laflottille batave, composée de 100 chaloupes, 300 bateaux canonniers, capablesde porter 30,000 hommes, et la flotte du Texel, capable de porter 30,000hommes.