DU QUATRIÈME VOLUME.
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de fuir à Lausanne. — Demande d’intervention refusée d’abord, puisaccordéq.par le Premier Consul. — Il fait marcher le général Ney avectrente mille hommes, et appelle à Paris des députés choisis dans tous lespartis, pour donner une constitution à la Suisse. — Agitation en Angleterre ;cris du parti de la guerre contre l’intervention française. — Le cabinetanglais, effrayé par ces cris, commet la faute de contreraander l’évacuationde Malte , et d’envoyer un agent en Suisse pour soudoyer l’insurrection.
— Promptitude de l’intervention française. — Le général Ney soumetl’IIelvétie en quelques jours. — Les députés suisses réunis à Paris sontprésentés au Premier Consul. — Discours qu’il leur adresse. — Acte demédiation. — Admiration de l’Europe pour la sagesse de cet acte. — Lecabinet anglais est embarrassé de la promptitude et de l’excellence durésultat. — Vive discussion dans le Parlement britannique. — Violencesdu parti Grenville, Wyndham, etc. — Nobles paroles de M. Fox en faveurde la paix. — L’opinion publique un moment calmée. — Arrivée de lordWithworth à Paris, du général Andréossy h Londres. — Bon accueil fait depart et d’autre aux deux ambassadeurs.—Le cabinet britannique, regrettantd’avoir retenu Malte, voudrait l’évacuer, mais ne l’ose pas. — Publicationintempestive du rapport du colonel Sébastiani sur l’état de l’Orient. —Fâcheux effet de ce rapport en Angleterre. — Le Premier Consul veut avoirune explication personnelle avec lord Withworth.— Long et mémorableentretien.— La franchise du Premier Consul mal comprise et mal inter-prétée.— Exposé de l’état de la République, contenant une phrase bles-sante pour l’orgueil britannique. — Message royal en réponse. — Les deuxnations s’adressent une sorte de défi. Irritation du Premier Consul, et scènepublique faite à lord Withworth, en présence du corps diplomatique. —LePremier Consul passe subitement des idées de paix aux idées de guerre. —Scs premiers préparatifs. — Cession de la Louisiane aux Etats-Unis,moyennant quatre-vingts millions. — M. de Talleyrand s’efforce de calmerle Premier Consul, et oppose une inertie calculée à l’irritation oroissantedes deux gouvernements. — Lord Withmorth le seconde. — Prolongationde cette situation. — Nécessité d’en sortir. — Le cabinet britanniquefinit par avouer qu’il veut garder Malte. — Le Premier Consul répondpar la sommation d’exécuter les traités. — Le ministère Addington, depeur de succomber dans le Parlement, persiste il demander Malte. — Onimagine plusieurs termes moyens qui n’ont aucun succès.— Offre de laFi ance de mettre Malte en dépôt dans les mains de l’empereur Alexandre.
— Refus de cette offre. — Départ des deux ambassadeurs. — Rupture
de la paix d’Amiens. — Anxiété publique tant à Londres qu’à Paris. —Causes de la brièveté de cette paix. — A qui appartiennent les torts de larupture ? 122 à 258
LIVRE DIX-SEPTIÈME.
CAMP DE BOULOGNE.
Message du Premier Consul aux grands corps de l’Etat, et réponse à ce mes-sage. — Paroles de M. de Fontanes. — Violences de la marine anglaise àl’égard du commerce français. — Représailles. — Les communes et les dé-partements, par un mouvement spontané, offrent au gouvernement des ba-teaux plats, des frégates , des vaisseaux de ligne. — Enthousiasme général.— Ralliement de la marine française dans les mers d’Europe. — Etatdans lequel la guerre place les colonies. — Suite de l’expédition de Saint