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[Vol. 2.]
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DU QUATRIEME YOLUMR.

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LIVRE DIX-HUIT IKME.

CONSPIRATION DE GEORGES.

Craintes de l’Angleterre h la vue des préparatifs qui se font à Boulogne. — Ceque la guerre est ordinairement pour elle. — Opinion qu’on se fait d’abordà Londres des projets du Premier Consul; terreur qu’on finit par en conce-voir. — Moyens imaginés pour résister aux Français. — Discussion de cesmoyens au Parlement. — Rentrée de M. Pitt h la Chambre des Communes.

— Son attitude, et celle de ses amis. — Force militaire des Anglais.—M. Wyndbam demande l’établissement d’une armée régulière, à l imitationde l’armée française.—- On se borne à la création d’une armée de réserve, età une levée de volontaires. — Précautions prises pour la garde du littoral.

— Le cabinet britannique revient aux moyens anciennement pratiqués parM.Pitt, et seconde les complots des émigrés.— Intrigues des agents diplo-matiques anglais, MM. Drake , Smith et Taylor. — Les princes réfugiés àLondres se réunissent h Georges et à Piebegru, et entrent dans un complotdont le but est d’assaillir le Premier Consul, avec une troupe de chouans,sur la route de la Malmaison. — Afin de s’assurer l’adhésion de l’armée,dans la supposition du succès, on s’adresse au général Moreau, chef des mé-contents.— Intrigues du nommé Lajolais. — Folles espérances conçues surquelques propos du général Moreau. — Premier départ d’une troupe dechouans conduits par Georges. — Leur débarquement à la falaise de Biville ;leur ronte à travers la Normandie. — Georges, caché dans Paris, préparedes moyens d’exécution. — Second débarquement, composé de Pichegru etde plusieurs émigrés de haut rang. — Pichegru s’abouche avec Moreau. —11 le trouve irrité contre le Premier Consul, souhaitant sa chute et sa mort,niais nullement disposé à seconder le retour des Bourbons. •— Désappointe-ment des conjurés. — Leur découragement, et la perte de temps que cedécouragement entraîne. — Le Premier Consul, que la police servait maldepuis laretraite de M. Fouché, découvre le danger dont il est menacé. — Ilfait livrer à une commission militaire quelques chouans récemment arretés,pour les contraindre ;i dire ce qu’ils savent. — Il se procure ainsi un révé-lateur. — Le complot dénoncé tout entier. — Surprise en apprenant queGeorges et Pichegru sont dans Paris, que Moreau est leur complice. —Conseil extraordinaire, et résolution d'arrêter Moreau. — Dispositions duPremier Consul. — Il est plein d’indnlgence pour les républicains, et decolère contre les royalistes. —• Sa résolution de frapper ceux-ci d’une ma-nière impitoyable. — Il charge le grand-juge de lui amener Moreau, pourtout terminer dans une explication personnelle et amicale. — L’attitude deMoreau devant le grand-juge fait avorter cette bonne résolution. — Lesconjurés arrêtés déchirent tous qu’un prince français devait être à leurtête, et qu’il avait le projet d’entrer en France par la falaise de Biville. —Résolution du PrcmierConsul de s’en saisir, et de le livrer à une commissionmilitaire. — Le colonel Savary envoyé à la falaise de Biville, pour attendrele prince, et l’arrêter. — Loi terrible, qui punit de mort quiconque donneraasile aux conjurés. — Paris fermé pendant plusieurs jours. — Arrestationsuccessive de Pichegru, de MM. de Polignac, de M. de Rivière, et de Georgeslui-même. — Déclaration de Georges. — Il est venu pour attaquer le Pre-mier Consul de vive force. — Nouvelle affirmation qu’un prince devait êtreà la tête des conjurés. — Irritation croissante du Premier Consul. — Inutileattente du colonel Savary h la falaise de Biville. — On est conduit à re-