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[Vol. 4.]
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LIVRE XXV.

Sept. 1836.

Cr&tiondes fusiliersde la garde.

Nouvelleformation desgrenadiersOudinot.

expédié ainsi 3,000 grenadiers et chasseurs à pied. Ne pouvantuser de ce mode de transport pour la cavalerie et l’artillerie,on achemina par la voie ordinaire les grenadiers et les chas-seurs à cheval, formant près de 3,000 chevaux, ainsi que leparc d’artillerie de la garde, fort de 40 bouches à feu. C’étaitune réserve de 7,000 hommes, propre à parer à tous les acci-dents imprévus. Napoléon, aussi prudent dans l’exécution quehardi dans la conception de ses plans, faisait grand cas desréserves, et c’était surtout pour s’en créer une qu’il avait ins-titué la garde impériale. Mais, prompt à découvrir les incon-vénients attachés aux plus excellentes choses, il trouvaitl’entretien de cette garde trop dispendieux, et craignait, pourla recruter, d’appauvrir l’armée en sujets de choix. Les vélites,espèce d’engagés volontaires, dont il avait imaginé la création,pour augmenter la garde sans puiser dans l’armée, lui avaientparu trop coûteux aussi, et pas assez nombreux. Il ordonnadonc de composer, sous le titre de fusiliers de la garde, unnouveau régiment d’infanterie, dont tous les soldats seraientchoisis dans le contingent annuel, dont les officiers et sous-officiers seraient pris dans la garde, qui porterait l’uniformede celle-ci, qui servirait avec elle, serait seulement traitée enjeune troupe, c’est-à-dire moins ménagée au feu, jouirait d’unetrès-légère augmentation de solde, et aurait bientôt toutes lesqualités de la garde elle-même, sans coûter autant, et sanspriver l’armée de ses soldats les meilleurs. En attendant lerésultat de cette ingénieuse combinaison, Napoléon eut recoursau moyen déjà usité d’extraire des corps, et de réunir en ba-taillons , les compagnies de grenadiers et celles de voltigeurs.C’est ainsi qu’avaient été formés, en 1804, les grenadiersd’Arras, devenus depuis grenadiers Oudinot. On avait pris àcette époque les compagnies de grenadiers de tous les régi-ments, qui n’étaient pas destinés à faire partie de l’expéditionde Boulogne. Après Austerlitz, plusieurs de ces compagniesavaient été renvoyées à leurs corps. Napoléon ordonna de