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LIVRE XXV.
Oetob. 1806.
Le tluc
«le Brunswick,avec l’arineeprincipalemarche surNaumbourg,en laissantle princede Hohenlobeà ïén.'i.
longer ainsi les bords de la Saale jusqu’à la jonction de cetterivière avec l’Elbe, aux environs de Magdebourg.
Tel fut le plan de retraite adopté par le duc de Brunswick.Ce n’était pas la peine de quitter la ligne défensive de l’Elbe,dont on n’auraik jamais dû s’écarter, pour la rejoindre sitôt,et avec de si grands dangers.
En conséquence, l’armée principale reçut l’ordre de semettre en mouvement dans la journée même du 13 octobre.Le prince de Ilobenlolie reçut celui d’occuper les hauteursd’Iéna, et de fermer ce passage tandis que les cinq divisionsdu duc de Brunswick, quittant Weimar, irajent coucher lesoir à Naumbourg. Ces cinq divisions devaient se suivre à unelieue les unes des autres, et faire six lieues dans la journée. Cen’est pas ainsi que marchaient les Français quand ils avaientun but important à atteindre. Weimar évacué, le généralRuchel devait s’y porter immédiatement. Toutes ces disposi-tions étant arrêtées et communiquées à ceux.qui étaient chaivgés de les exécuter, l’armée du duc de Brunswick se mit enmarche, ayant en tête le roi, les princes, la reine elle-même,et suivie d’une masse de bagages à rendre toute manœuvreimpossible. Le canon se faisant entendre de si près, on nepouvait plus souffrir la reine au quartier-général. Sa présence,après avoir été une inconvenance, devenait un péril pourelle, un sujet d’inquiétude pour le roi. 11 fallut une injonctionformelle de celui-ci pour la décider à partir. Elle s’éloignaenfin les yeux pleins de larmes, ne doutant plus depuis lescombats de Sphleitz et de Saalfeld, des funestes suites d’unepolitique dont elle était la malheureuse instigatrice.
Pendant que le duc de Brunswick marchait ainsi sur Naum-bourg , le prince de Ilohenlohe, resté sur les hauteurs d’Iénaavec 50 mille hommes, et ayant en arrière-garde le généralRuchel avec \ 8, s’occupa de rétablir un peu d’ordre dans sestroupes, de faire battre la campagne par des chariots afin derecueillir des vivres, de procurer surtout quelque soulagement