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LIVRE XXV.

Octob. 1H6. plateaux, ondulés comme les vagues de la mer, qui forment levers le pont sol de la Thurjnge, et viennent se terminer en côtes abruptesNaumbourg. vers les rives de la Saale, elle s’était arrêtée à Awerstaedt,un peu avant le défilé de Kôsen, position militaire fort con-nue. Elle avait fait cinq ou six lieues, et on estimait quec’était beaucoup pour des troupes peu habituées aux fatiguesde la guerre. Elle avait donc bivouaqué le 13 au soir, en avantet en arrière du village d’Awerstaedt, et très-mal vécu, fautede savoir subsister sans magasins. Comme le prince de Hohen-Description ,iu i 0 Ue, le duc de Brunswick paraissait donner peu d’attention aux

terrain entre L 1

A Naumbourg et débouchés P ar lesquels il était possible que les Français sur-vinssent. (Voir la carte n"35.) Au delà d’Avverstaedt, et avantd’arriver au pont de Naumbourg sur la Saale, se rencontreune espèce de bassin, assez vaste, coupé par un ruisseau,qui va rejoindre après quelques détours l’ilm et la Saale. Cebassin, dont les deux plans sont inclinés l’un vers l’autre,semble un champ de bataille fait pour recevoir deux armées,en n’opposant à leur rencontre que le faible obstacle d’unruisseau facile à franchir. La route de Weimar à Naumbourgle parcourt tout entier, descend d’abord vers le ruisseau, lepasse sur un petit pont, s’élève ensuite sur le plan opposé,traverse un village qu’on nomme Ilassenhausen, et qui est leseul point d’appui existant au milieu de ce terrain décou-vert. Après Ilassenhausen, la route, parvenue sur le bordextérieur du bassin dont il s’agit, s’arrête tout à coup, et des-cend par des contours rapides sur les rives de la Saale. C’estlà ce qu’on appelle le défilé de Küsen. Au-dessous se trouveun pont auquel on a donné le nom de pont de Rôsen, ou deNaumbourg.

Puisqu’on savait les Français de l’autre côté de la Saale àNaumbourg, il était naturel d’aller prendre position, au moinsavec une division, sur le sommet des rampes de Rôsen, nonpour franchir le passage, qu’il s’agissait de masquer seule-ment, mais pour en interdire l’accès aux Français, pendant