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LIVRE XXV.
octub. 1606. mieux fondée! Tant de hardiesse à manœuvrer, tant de pa-tience à supporter des privations égales au moins à cellesqu’avaient supportées les vaincus, tant d’ardeur à faire desmarches encore plus rapides que les leurs, méritaient bienun tel prix! Il y eut malheureusement des désordres dansPrenz-low, causés par l’empressementdes soldats à recueillir lebutin,qu’ils considéraient comme un fruit légitime de la victoire.Mais les officiers français déployèrent la plus grande fermetépour protéger les officiers prussiens. Les écrivains allemandsleur ont eux-mêmes rendu cette justice. En 1815, les dépar-tements du nord de la France n’ont pas eu la même justice àrendre aux Prussiens.
Mais les Français avaient encore d’autres trophées à re-cueillir. Un certain nombre d’escadrons et de bataillons prus-siens , qui n’étaient pas entrés dans Prenzlow, avaient marchéplus au nord, sur Passewalck. La cavalerie légère du généralMilhaud les atteignit. Six régiments de cavalerie, plusieursUrciditiontic bataillons d’infanterie, un parc d’artillerie à cheval, mirentbas les armes. Pendant ce temps, le général Lasalle, avec deshussards et des chasseurs, courait à Stettin, suivi par l’infan-terie de Lannes. Chose merveilleuse, un officier de cavalerielégère osa sommer Stettin, place forte, ayant une nombreusegarnison, et une immense artillerie! Le général Lasalle vit legouverneur, lui parla avec tant de conviction du completanéantissement de l’armée prussienne, que ce gouverneurrendit la place avec tout ce qu’elle contenait, et livra pri-sonnière une garnison de 6 mille hommes. Lannes y entra lelendemain. Rien assurément ne saurait mieux donner l’idéede la démoralisation des Prussiens, et de la terreur qu’inspi-raient les Français, qu’un fait aussi étrange et aussi nouveaudans les annales de la guerre.
De toute l’armée prussienne, il n’y avait plus à prendreque le général Blucher et le duc de Weimar, accompagnésd’une vingtaine de mille hommes. Ce dernier reste pris, 00