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LIVRE XXVI.
Nov. 18C6. légère. Ces cinq divisions comptaient ensemble 45 mille hom-mes d’infanterie, et 7 mille de cavalerie, en tout 52 mille,présents sous les armes. Cette force, accrue au besoin du corpsde Marmont, et d’une partie de l’armée deNaples, devait suf-fire dans la main d’un homme comme Masséna, pour arrêterles Autrichiens, surtout en s’appuyant sur des places tellesque Palma-Nova, Legnago, Venise, Mantoue, Alexandrie. Na-poléon ordonna d’établir dans Venise les huit bataillons dedépôt de l’armée de Dalmatie, dans Osopo et Palma-Nova lessept du corps du Frioul, dans Peschiera, Legnago et Mantoueles quatorze de l’armée de Naples. Chacun de ces bataillonsrenfermait déjà plus de mille hommes, depuis le contingentde 1806, et allait en contenir onze ou douze cents par l’arri-vée du contingent de 1807. Il deviendrait facile alors d’en ex-traire les compagnies de voltigeurs et de grenadiers, et îlecomposer avec elles des divisions actives excellentes. Tel étaitle fruit d’une vigilance qui ne se ralentissait jamais. Napoléonprescrivit de plus d’achever sans délai l’approvisionnementdes places de guerre.
Ainsi, en se bornant à développer le vaste plan de précau-tions adopté à son départ de Paris, Napoléon mettait la Franceà l’abri de toute insulte de la part des Anglais, garantissaitl’Italie de toute hostilité soudaine de la part des Autrichiens,et, sans désorganiser les moyens de défense de l’une ni del’autre, il tirait de la première sept régiments d’infanterie, dela seconde neuf régiments de cavalerie, indépendamment desrégiments provisoires qui, partant sans cesse du Rhin, de-vaient. assurer le recrutement de la grande armée, et la sé-curité de ses derrières.
On peut évaluer à cinquante, mille hommes environ les ienchiffre total forts qui dans un mois allaient accroître la grande armee-
des forces , n
pa/vapoïeoii ^ vec ' es cor ps qui l’avaient déjà rejointe depuis l’entree ePrusse, et qui l’avaient portée à environ 190 mille hommes,avec ceux qui se préparaient à la rejoindre, avec les auxi-