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[Vol. 4.]
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EYLAU.

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obliger à repasser la haute, si nous ne voulions pas être tour-nés. Ils pouvaient encore, abandonnant aux Prussiens le soinde garder la mer, et communiquant entre eux par quelquesdétachements placés sur la ligne des lacs, porter les Russese n avant de la région des forêts, dans l’angle décrit par l’Ukrae l la Narew, former ainsi une sorte de coin, et en diriger lapointe sur Varsovie. Napoléon était prêt pour l’un et l’autreca s. Si les Prussiens et les Russes opéraient en masse vers laoier, son projet était de remonter la Narew, par les routesqui traversent la région intérieure, et puis, se rabattant àgauche, de jeter l’ennemi dans la mer ou dans la basse Vis-ible. Si, au contraire, laissant les Prussiens vers la mer, entreDantzig et Kœnigsberg, les Russes s’avançaient le long de laNarew et de l’Ukra sur Varsovie, alors, perçant par Thorn,e utre les uns et les autres, Napoléon était décidé à pivoter surta droite, dont l’extrémité poserait sur Varsovie, à s’élever parSa gauche, de manière à séparer par ce mouvement de con-Ve t'sion les Prussiens des Russes, et à refouler ceux-ci dansta chaos des bois et des marécages de l’intérieur. Il les privaitainsi des ressources de la mer, des secours de l’Angleterre,et les obligeait à fuir en désordre à travers un affreux laby-n nthe. Cette séparation opérée, la région maritime, défendueP ar quelques mille Prussiens, était facile à conquérir, et avece| ta on enlevait toutes les richesses matérielles de la coalition.

Entre les deux combinaisons que nous venons de décrire,tas coalisés semblaient avoir adopté la seconde. Les Prussiens°ccupaient la région maritime, se liant aux Russes par undétachement placé aux environs de Thorn. Les Russes étaientlaû gés en masse dans la région intérieure, sur la Narew etSes affluents. Le génétal Benningsen, qui commandait la pré-féré armée russe, composée de quatre divisions, s’était repliéde la Vistule sur la Narew, à l’approche des Français, et avaitPris position dans l’intérieur de l’angle formé par l’Ukra et laai ew. Le général Buxhoewden, avec la seconde armée, forte

Déc. 1806.

Doublemanœuvreimagine'epar Napoléon,eu oppositionaux deuxcombinaisonspossiblesde l’ennemi.