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française, une colonne de 40 à 45 mille hommes, bien suffi- t,er - li-sante pour opérer le mouvement de conversion projeté. Lemaréchal Soult, à la tête de 25 mille hommes, formait lecentre; les maréchaux Augereau, Davout, Lannes, formaientla droite, destinée à s’appuyer sur Varsovie. Tous ces corpsétaient assez rapprochés pour coopérer les uns avec les autres,et présenter, en quelques heures, 70 mille hommes rassem-blés sur le point, quel qu’il fût, où l’on rencontrerait l’ennemier > force. Napoléon supposait donc que sa gauche s’avançantà marches rapides tandis que sa droite pivoterait lentement,
'1 pourrait ramasser les Russes chemin faisant, et, après lesav oir séparés des Prussiens, les refouler de l’Ukra sur laNarew, de la Narew sur le Bug, loin de la mer, perdus dansl’intérieur de la Pologne. Si le temps, favorisant de tels pro-jets , rendait les marches faciles, il était possible que les Russeslussent repoussés si loin de leur base d’opération, et du paysils vivaient, que leur déroute devint un véritable désastre.
Voulant pivoter sur Varsovie, mais voulant aussi pouvoir ouvrages
1 ordonnes par
s e n éloigner au besoin, s’il était obligé de suivre le mouve- Kapoiéon^urme nt de sa gauche et de s’élever avec elle, Napoléon fit exé-cuter de grands travaux au faubourg de Praga. Il ordonna deI e fortifier au moyen d’ouvrages en terre, pourvus d’un revê-tent qui vaudrait une escarpe en maçonnerie. Ce faubourg,a *nsi fortifié , devait servir do tête de pont à Varsovie. Napo-lé°n prescrivit au maréchal Davout, qui s’était porté de laVistule sur la Narew, d’établir un pont sur cette dernière ri-te , et de le mettre en état de défense. 11 prescrivit au ma-r êchal Augereau, qui se préparait à passer la Vistule à Modlin,d V établir également un pont à demeure, et de le rendre"Attaquable sur les deux rives. Il chargea le général Chasse-*°"P du tracé des ouvrages ordonnés. 11 lui recommanda d’yet "ployer exclusivement la terre et le bois, d’y placer la grossear tillerie enlevée à l’ennemi, d’y attirer à prix d’argent, et enS r and nombre, les ouvriers polonais. Napoléon désirait que