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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVI.

Déc. 1806.

Le dégelchange Je soleu une houedans laquelleii est

impossiblede marcher.

colonel tomba sur l’autre rive, percé de plusieurs coups delance. A Sochoczyn, l’attaque du pont n’ayant pu réussir, on sedirigea vers un gué voisin, et on opéra le passage. Le corpsd’Augereau se trouvait donc transporté dans la journée du 24sur l’autre rive de l’Ukra, et s’avançait en poussant devant luiles détachements des diverses divisions russes, laissés à la gardede cette rivière. La réserve de cavalerie, aux ordres du géné-ral Nansouty, les poursuivait également. On marchait surNowemiasto, dans la direction de l’Ukra à la Narew, de ma-nière à se lier avec le corps du maréchal Davout. A la gauchedu corps d’Augereau, le maréchal Soult se disposait à passerl’Ukra vers Sochoczyn. La gauche, sous Ney, Bernadotte etBessières, continuait à s’élever par un mouvement rapide deThorn sur Biezun et Soldau.

Le 25 au matin, Napoléon dirigea ses colonnes sur Strezc-gocin. Le temps était devenu affreux pour une armée qui avaità manœuvrer, et surtout à exécuter de nombreuses recon-naissances, afin de découvrir les projets de l’ennemi. U"dégel complet, accompagné de neige fondante et de pluie,avait tellement détrempé les terres, que dans certains endroitson enfonçait jusqu’aux genoux. Des hommes mémo avaient ététrouvés à moitié ensevelis dans ce sol subitement changé enmarécage. II fallait doubler les attelages de l’artillerie p 001 ’réussir à traîner quelques pièces. On y gagnait, il est vrai,de capturer à chaque pas le canon et le bagage des Russes,beaucoup de traînards et de blessés, et enfin bon nombre dedéserteurs polonais, qui restaient volontairement en arrieiepour se livrer à l’armée française. Mais on y perdait l’avantageinappréciable de la célérité, le concours de l’artillerie q u ° nne pouvait plus mener avec soi, et les moyens d’informaU° nqui sont toujours proportionnés à la facilité de communique'•Qu’on se figure d’immenses plaines, tour à tour couvertes debouc ou de forêts épaisses, ordinairement très-mal peuplées,plus mal encore depuis l’émigration générale des habitants,