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[Vol. 4.]
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EYLAU.

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hommes Larmes, avec les dragons du général Becker, n’en D * c - 1806 -possédait guère que 17 ou \ 8 mille. Il en arrivait sur sa gaucheh à 6 mille, avec la division Gudin. Mais Lannes n’en était quetrès-confusément averti, et dans l’état des routes, ce renfortbien qu’à une distance peu considérable de Pultusk, ne pou-vait parvenir que fort tard sur le champ de bataille. Lannesn’était pas homme à s’intimider. Ni lui, ni ses soldats ne crai-gnaient d’affronter les Russes, quel que fût leur nombre, quel-que éprouvée que fût leur bravoure. Lannes rangea sa petitearmée en bataille, ayant soin d’envoyer un avis au maréchalbavout, pour l’informer de la rencontre imprévue qu’il venaitde faire à Pultusk, et qui l’exposait à une situation des pluscritiques.

Une vaste forêt couvrait les environs de Pultusk. (Voir la Description

du terrain 6ur

carte n° 39.) En sortant de cette forêt, on trouvait un terrain SP

découvert, parsemé çà et là de quelques bouquets de bois, h p^i"® sk d . edétrempé par les pluies, comme tout le reste du pays, s’éle-vant peu à peu en forme de plateau, et puis se terminant toutà coup en pente brusque sur Pultusk et la Narew. Le généralhenningsen avait rangé son armée sur ce terrain, ayant le dosto urné à la ville, l’une de ses ailes appuyée à la rivière et auPont qui la traverse, l’autre à un bouquet de bois. Une forteréserve servait de soutien à son centre. Sa cavalerie était pla-°ée dans les intervalles de sa ligne de bataille, et un peu ena Vant. Quoiqu’ils eussent perdu une partie de leur artillerie,les Russes en menaient avec eux une si grande quantité, de-Pnis la campagne d’Austerlitz, qu’il leur en restait suffisam-ment pour couvrir leur front d’une ligne de bouches à feu,et rendre l’accès de ce front extrêmement redoutable.

Uannes n’avait à leur opposer que quelques pièces d’un faibleCa *'bre, qu’on avait traînées à travers les boues avec de grandse horts, et en leur appliquant tous les attelages de l’artillerie.

Le narrateur Plotho, officier de l’armée russe et témoin oculaire, avoueü Lmén lç 1^ chiffre de 43 mille hommes.