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LIVRE XXVI.
Janv. 1807. siennes de Graudenz, Dantzig, Elbing, l’incommodait fort, etl’empêchait de jouir autant qu’il l’aurait pu des ressourcesdu pays.
Après plusieurs rencontres avec les cosaques, on les avaitobligés à laisser les cantonnements tranquilles. On s’étaitaperçu que la cavalerie légère suffisait pour se garder, et quela grosse cavalerie souffrait beaucoup dans les cantonnementsavancés. Aussi Napoléon, éclairé par une expérience de quel-ques jours, fit-il un changement à ses dispositions. Il ramenala grosse cavalerie vers la Vistule. Les cuirassiers du générald’HautpouI furent cantonnés autour de Thorn; les dragons detoutes les divisions depuis Thorn jusqu’à Varsovie; les cuiras-siers du général Nansouty, en arrière de la Vistule, entre laVistule et la Pilica. La cavalerie légère, renforcée de quelquesbrigades de dragons, resta aux avant-postes ; mais elle vintalternativement, deux régiments par deux régiments, se re-faire sur la Vistule, où les fourrages abondaient. La divisionGudin du corps de Davout, la plus maltraitée de toute l’ar-mée, car elle avait pris part aux deux plus rudes actions dela guerre, Awerstaedt et Pultusk, fut envoyée à Varsovie»pour s’y dédommager de ses fatigues et de ses combats.
Assurément, l’armée n’était pas, dans le fond de la Pologne»aussi bien entretenue qu’au camp de Boulogne, où tous I eSmoyens de la France, et deux années de temps, avaient étéconsacrés à pourvoir à ses besoins. Mais elle avait le néces-saire, et quelquefois davantage. Napoléon, répondant au mi-nistre Fouché, qui lui faisait part des bruits répandus par l eSmalveillants sur les souffrances de nos soldats, lui écrivait:
«Il est vrai que les magasins de Varsovie n’étant pas g 1 ' 311 '» dement approvisionnés, et l’impossibilité d’y réunir en p eU» de temps une grande quantité de grains, ont rendu les vivres«rares; mais il est aussi absurde de penser qu’on p uisse» manquer de blé, de vin, de viande, de pommes de terre en«Pologne, qu’il l’était de dire qu’on en manquait en Égyp te -