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LIVRE XXVI.
Janv. 1807. sous une vive fusillade des Russes, et soutint dans l’intérieurdu village un combat acharné. Au milieu de la mêlée on luiprit son aigle, mais il la reprit bientôt. D’autres bataillonsrusses étant venus se joindre à ceux qu’il combattait, le ma-réchal Bernadotte envoya à son secours deux bataillons fran-çais , qui, après une lutte d’une extrême violence, restèrentmaîtres de Pfarrers-Feldcben. Au delà se voyait sur un ter-rain élevé, le gros de la colonne ennemie, appuyée d’un côtéà des bois, de l’autre à des lacs, et protégée sur son frontpar une nombreuse artillerie. Le maréchal Bernadotte aprèsavoir formé en ligne de bataille le 8 e , le 94 e de ligne, et le27 e léger, marcha droit à la position des Russes sous le feule plus meurtrier. Il l’aborda franchement; les Russes ladéfendirent avec opiniâtreté. La fortune voulut que le généralDupont, arrivant des bords du Frische-Haff, par la route dePreuss-Holland, se montrât avec le 32 e et le 96 e à travers levillage de Georgenthal, sur la droite des Russes. Ceux-ci nepouvant tenir à cette double attaque, abandonnèrent le champde bataille, couvert de cadavres. Ce combat leur coûta 15 à\ 6 cents hommes tués ou pris. Il coûta aux Français environ6 à 7 cents morts ou blessés. La dispersion des troupes et lagrande quantité de malades, avaient été cause que le maré-chal Bernadotte n’avait pu réunir à Mohrungen plus de 8 à 9mille soldats, pour en combattre 15 à \ 6 mille.
Cette première rencontre eut pour résultat d’inspirer auxC d'if combat 8 Russes une circonspection extrême, et de donner aux troup eSde Mohrungen. <j u mar é c hal Bernadotte le temps de se rassembler à Osterode,position dans laquelle, jointes à celles du maréchal Ney, eH eSn’avaient plus rien à craindre. Les 26 et 27 janvier, en effet;le maréchal Bernadotte rendu à Osterode, se serra contre I e
maréchalNey, attendant de pied ferme les entreprises ultérieu-res de l’ennemi. Le général Benningsen, soit qu’il fût surpris dela résistance opposée à sa marche, soit qu’il voulût concentrerson armée, la réunit tout entière à Liebstadt, et s’y arrêta-